Le programme permet à des fonctionnaires très prometteurs (occupant un poste de niveau EX-01 ou supérieur ou exerçant des responsabilités semblables) de se joindre à des universités canadiennes afin d'y mener des recherches ou d'y enseigner dans des domaines liés aux objectifs de leur ministère d'attache et correspondant aux priorités générales de la fonction publique.
Les principaux objectifs du programme sont les suivants :
Le programme offre aux participants la possibilité de :
Le programme offre aux universités canadiennes la possibilité de :
Le programme s'adresse à tous les cadres supérieurs (occupant un poste de niveau EX-01 ou supérieur ou exerçant des responsabilités semblables) employés au gouvernement du Canada ou plus particulièrement, les participants employés par un ministère ou organismes sous les sections I et IV de la Loi sur la gestion des finances publiques R.S., 1985, c. F-11).
Le programme vise toutes les universités canadiennes reconnues par un gouvernement provincial.
Il n'est pas obligatoire de faire partie du groupe de la direction. Cependant, les personnes intéressées doivent démontrer dans leur dossier de candidature que leur expérience et leurs responsabilités correspondent à celles des cadres qui occupent un poste du niveau EX 01 ou d'un niveau supérieur.
Les affectations durent généralement de six mois à deux ans.
Même si les questions étudiées doivent être liées aux priorités du ministère d'attache et à celles de la fonction publique fédérale, les fonctionnaires en résidence disposent d'une grande souplesse pour façonner eux-mêmes leur affectation. Nous les invitons aussi à s'engager dans diverses activités sur le campus, notamment les suivantes : donner des cours, mener des projets de recherche, travailler à des projets en collaboration avec le corps professoral, aider à créer de nouveaux cours et programmes, organiser des activités de recrutement sur le campus et encadrer des étudiants.
Les anciens participants ont étudié diverses questions de premier plan auxquelles est confrontée la fonction publique fédérale, notamment : la sécurité nationale, la gestion des dépenses et des ressources humaines, la diversification de l'économie canadienne, le recrutement et l'engagement des employés, le changement organisationnel et la gouvernance en matière de réglementation.
Le programme, qui englobe près de cent universités réparties un peu partout au pays, est offert aux fonctionnaires dans toutes les régions. Les participants peuvent prendre leurs propres dispositions, mais nous les invitons aussi à examiner les possibilités d'affectation que proposent les universités intéressés par l'entremise de l'École de la fonction publique du Canada.
Les fonctionnaires en résidence sont approuvés par un comité d'examen qui est présidé par le sous-ministre/président de l'École de la fonction publique du Canada et qui est composé d'autres sous-ministres ainsi que d'anciens et d'actuels participants au programme.
Pour déterminer quels candidats doivent participer au programme, le comité d'examen tient compte de plusieurs critères, dont les suivants :
Il n'est pas nécessaire que la lettre de mise en candidature provenant du sous-ministre soit très détaillée, mais elle doit explicitement démontrer l'appui apporté à la proposition du candidat et comprendre les engagements suivants :
Ce n'est pas une obligation, mais le retour à la fonction publique est nettement privilégié. Toutefois, les candidats doivent clairement démontrer dans leur dossier de candidature que l'affection est d'un intérêt suffisant pour leur ministère d'attache, la fonction publique fédérale dans son ensemble et l'université d'accueil.
Tous les candidats doivent expliquer dans leur demande la façon dont ils prévoient transmettre, pendant leur affectation ou à leur retour à la fonction publique fédérale, les connaissances qu'ils auront acquises.
Les dossiers de candidatures seront évalués au cas par cas.
Tous les participants au programme doivent avoir élaboré un plan visant la transmission, à leur retour dans la fonction publique fédérale, des connaissances qu'ils auront acquises pendant leur affectation. L'École de la fonction publique du Canada peut aider les candidats dans la création de ce plan par différents moyens, notamment les suivants : des cours, les Discussions informelles, des ateliers, des tables rondes, des conférences, des forums, des séminaires et des symposiums.
Le ministère d'attache assume des frais de déménagement raisonnables et paie le salaire et les avantages sociaux pendant l'affectation. Cependant, les universités peuvent considérer le fait de payer le salaire et/ou les avantages sociaux du participant.
L'université d'accueil doit donner au participant tout l'appui administratif, technique et en matière de recherche qu'elle fournit aux membres du corps professoral à temps plein. Le soutien relatif aux déplacements et à la recherche fait l'objet de négociations entre l'université et le ministère d'attache.
À titre d'organisation qui coordonne le programme, l'École de la fonction publique du Canada fournit de l'information aux participants éventuels, recense les possibilités dans les universités et peut aider les participants à mettre au point leur programme de recherche et d'enseignement ainsi que le plan visant à transmettre les conclusions de leurs travaux à l'échelle de l'École et de la fonction publique (notamment à l'occasion de cours, de Discussions informelles, de tables rondes et d'activités spéciales).
De plus, l'École de la fonction publique du Canada a créé et fourni des outils pour aider les fonctionnaires à faire la transition vers le milieu universitaire. Elle met également à leur disposition un réseau de résidents actifs avec lesquels partager des idées, des expériences et des pratiques exemplaires.
Tous les participants sont tenus de conclure une entente officielle avec leur ministère ou organisme d'attache, avec l'université d'accueil et l'École de la fonction publique du Canada. Dans ce document, sont précisées les modalités relatives à l'affectation, à la paye, aux avantages sociaux, à la rémunération au rendement, aux frais de déménagements, aux obligations, à la propriété intellectuelle et à la transmission des connaissances.
Les participants qui sont des employés des ministères énumérés dans les annexes I et V de la Loi sur la gestion des finances publiques, L.R., 1985, ch. F-11 (à moins d'être exclus aux termes de lois, de règlements ou de décrets particuliers) sont tenus de remplir une entente dans le cadre d'Échanges Canada Lien externe. Pour en savoir plus à ce sujet, veuillez communiquer avec le conseiller en ressources humaines de votre organisation ou consulter le site Web du programme Échanges Canada Lien externe.
Les ententes dans le cadre du programme Échanges Canada exigent pour la plupart la conclusion d'un accord avec l'université d'accueil. Cet accord fait l'objet d'un examen périodique afin d'en assurer l'actualité. Il est présenté au ministère qui emploie le participant. Habituellement, l'université d'accueil doit également évaluer le rendement du participant par écrit.
L'École de la fonction publique du Canada n'exige pas un examen du rendement. Par contre, elle demande aux participants de présenter un rapport d'étape après un an ou après la moitié de l'affectation (selon la première des deux éventualités).