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Innover sur demande, épisode 15 : Depuis la base (DDN2-P15)

Description

Dans une organisation idéale, l'innovation vient de la base. Toute personne évoluant à quelconque niveau de la hiérarchie peut changer l'avenir, si son idée a du potentiel. Toutefois, la méritocratie a-t-elle sa place dans une hiérarchie? Soyez des nôtres alors qu'Ashley Evans, analyste à l'Académie du numérique de l'École, fera part de ses expériences.

Durée : 00:23:14
Publiée : 5 octobre 2020
Type : Balado


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Innover sur demande, épisode 15 : Depuis la base

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Transcription

Transcription : Innover sur demande, épisode 15 : Depuis la base

Todd
Je suis Todd Lyons.

Natalie
Je suis Natalie Crandall.

Valeria
Je suis Valeria Sosa.

Ashley
Et je suis Ashley Evans.

Todd
Et voici le balado Innover sur demande.

Dans une organisation idéale, l'innovation peut provenir de la base. Toute personne, à n'importe quel niveau de la hiérarchie, a le potentiel de façonner l'avenir, si son idée a du potentiel. Mais y a-t-il place à la méritocratie dans une hiérarchie? Notre invitée du jour en a été témoin à l'Académie du numérique de l'École de la fonction publique du Canada.

Natalie
Bonjour, Ashley.

Ashley
Comment est-ce que ça se passe pour vous?

Valeria
Bien. Comment allez-vous?

Ashley
Très bien.

Valeria
Avant d'entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur vous?

Ashley
Bien sûr. Je m'appelle Ashley Evans. Je travaille actuellement à l'École de la fonction publique du Canada au sein de l'équipe de l'Académie du numérique. Nous formons une nouvelle équipe depuis environ un an. Notre objectif est de développer la connaissance numérique dans l'ensemble de la fonction publique. Mais dans mon rôle actuel, je co-dirige l'expérience d'apprentissage de l'un de nos programmes spécialisés appelé Excellence, où nous offrons aux fonctionnaires des séances sur les données, l'intelligence artificielle, la conception et les opérations de développement. Et ça commence en fait cette semaine. Donc c'est plutôt fou en ce moment. C'est vraiment amusant!

Valeria
Très, très enthousiasmant! Et j'ai entendu dire qu'il se passait aussi peut-être quelque chose de passionnant il y a quelques années.

Ashley
Oui, effectivement, il y a quelques années, lorsque j'ai commencé ma carrière dans la fonction publique en tant qu'étudiante inscrite à un programme COOP. Alors peut‑être que je vais revenir un peu en arrière [et expliquer] comment je suis arrivée ici au début. Je suis donc originaire de Winnipeg. Allez, les Jets! Bon, du calme!

Todd
C'est bien que les Jets existent toujours, parce qu'ils n'ont pas été là pendant longtemps.

Ashley
La ville a tellement changé au cours des deux dernières années en termes d'énergie et d'ambiance. Mais je suis partie. Je voulais poursuivre mes études de maîtrise en politique et administration publiques à l'Université Carleton. J'ai donc déménagé à Ottawa à l'automne... Je crois que c'était en 2016.

Valeria
J'aimerais dire que j'aime vraiment les gens de Winnipeg. Et en réalité – voici quelques faits – la raison pour laquelle j'aime tant ces gens, c'est à cause de la famille de Nat. Certains membres de sa famille sont de Winnipeg, et ce sont des gens charmants.

Ashley
C'est vrai. Et nous sommes probablement voisins. C'est ainsi que je suis arrivée en septembre 2016. Puis, j'ai commencé mon premier stage de travail coopératif au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, sous la direction du Bureau du dirigeant principal de l'information. Je me souviens très bien du premier jour : j'étais avec les autres étudiants du programme COOP et toute la direction. Nous étions assis autour d'une table. Il y avait des brownies et des croustilles. C'était très mignon et ils voulaient vraiment nous souhaiter la bienvenue. Je me souviens que mon directeur, Chris Allison, m'a demandé ce que je voulais tirer de cette expérience. Et je me rappelle très en d'avoir dit : « Donnez-moi des défis et des occasions et laissez-moi vous montrer que je peux réussir ». Ils nous ont donc vraiment, vraiment bien accueillis. Et j'avais réellement l'impression de pouvoir m'épanouir dans ce genre d'environnement, où je me sentais soutenue dès le départ, dès le premier jour. Quelques semaines plus tard, j'ai eu vent de la « génération d'idées », une initiative dans laquelle les nouveaux fonctionnaires de notre organisation et les étudiants devaient trouver de nouvelles idées, les conceptualiser, en faire un prototype et les présenter pendant un été. Cette initiative a donc duré de mai à août. D'autres étudiants COOP et moi sommes donc allés à la première réunion. Ça avait l'air très intéressant. Nous avons rejoint le groupe GCconnex. Et à partir de là, j'ai commencé à me demander : « Quelle est mon idée? » Je continue de penser à toutes les différentes possibilités d'apprentissage et aux différents défis que je peux relever. J'ai donc rejoint GCconnex, GCollab, GCcampus, tous les GC. Puis j'ai remarqué qu'il n'y avait pas beaucoup de possibilités d'apprentissage autour des concepts numériques, et en particulier mes études universitaires. Je m'intéressais à la politique numérique et à la gouvernance numérique au niveau fédéral, et je me suis demandé : « Comment les fonctionnaires acquièrent-ils ces compétences? » Pas nécessairement l'aspect lié à la politique, mais ces compétences techniques pointues, et j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup d'occasions pour les gestionnaires dans le domaine de la TI, mais qu'autrement, il n'y en avait pas beaucoup pour quelqu'un comme moi. J'étais donc un peu optimiste à cet égard, car mon idée initiale était des camps d'entraînement de programmation et de développement pour les fonctionnaires. Et donc cela pouvait se faire principalement autour de quelque chose d'aussi simple que le codage wiki sur GCpédia ou HTML ou CSS, où on peut faire quelque chose et le voir concrètement, comme une page GCpédia, un CV, quelque chose comme ça. J'ai donc affiché cette idée sur GCconnex, sur notre groupe de génération d'idées. C'est là que j'ai rencontré des gens en ligne qui s'intéressaient également à cette idée, ainsi que certains de mes collègues du BDPI. C'est ainsi que nous avons formé notre groupe de génération d'idées. C'est donc un groupe hétéroclite composé de nouveaux fonctionnaires, d'idéalistes, d'optimistes qui veulent vraiment concrétiser notre idée. Tous les groupes de génération d'idées se sont réunis tous les mercredis après-midi pour travailler sur notre idée, faire du réseautage, écouter des invités spéciaux parler de la façon dont ils ont pu réaliser un projet comme celui-ci dans le passé. En août, nous avons eu l'occasion de rassembler le tout et de le présenter aux dirigeants du BDPI, et de là, nous l'avons appelé l'Académie du numérique.

Todd
Merci de ne pas l'avoir appelé l'Académie du gouvernement du Canada, parce que vraiment, je...

Ashley
Vous avez raison!

Todd
Oui.

Ashley
De rien, de rien. À partir de là, beaucoup de cadres ont dit : « Bien, la programmation, c'est peut-être un peu trop. Peut-être le faire plus à la base? » Puis je me souviens qu'Alex Benet m'a dit : « Bien, si c'est gratuit et si vous pouvez simplement former cette organisation dirigée par des bénévoles, si vous reconnaissez cette lacune, pourquoi cela ne se fait-il pas déjà? Pourquoi ne le faites-vous pas déjà? » Nous avons donc relevé ce défi. Nous avons donc suivi en partie les conseils des autres cadres, et nous avons plutôt décidé d'organiser des webinaires, ateliers ou événements mensuels sur les concepts numériques. Nous avons commencé notre premier événement en septembre sur la conception centrée sur l'utilisateur, suivi par l'analyse des données et Excel, sur la ludification, sur l'analyse des médias sociaux. Nous avons construit une communauté sur GCconnex. Et c'est là que nous avons fait beaucoup de communications et de sensibilisation. Nous avons été si bien appuyés par tous nos gestionnaires et dirigeants, parce qu'en réalité, nous faisions cela en plus du reste. Nous passions peut-être nos vendredis matins ou après-midi à travailler ensemble sur ce projet, et nous sommes incroyablement reconnaissants pour tout le soutien que nous avons reçu. Cela vaut la peine de le mentionner, c'est moi qui parle en ce moment, mais il s'agissait d'un incroyable effort collectif. Les gens que je veux mentionner sont Melissa Poon, Emily Johaniuk et Gabby Hubert, qui étaient la base de l'équipe de génération d'idées, mais –

Natalie
Pardon, puis-je vous interrompre pour poser une brève question?

Ashley
Bien sûr. Vous pouvez m'interrompre n'importe quand.

Natalie
Vous étiez toutes les quatre étudiantes de coop?

Ashley
Nous étions toutes les quatre des femmes, quatre étudiantes COOP.

Natalie
C'est une histoire si étonnante et si belle. J'adore le fait que nous ayons une conversation avec une fonctionnaire qui a pris un si bon départ, qui a l'air d'avoir été bien intégrée, qui s'est sentie la bienvenue et habilitée à se lancer. Et j'aime ce que je vois et ce que j'entends. On n'entend pas beaucoup d'histoires comme ça.

Ashley
J'en suis plus que ravie et je suis donc très heureuse de vous la raconter. Et honnêtement, ça ne fait que s'améliorer. Je ne sais pas comment. Mais je veux dire qu'il y avait aussi des obstacles, parce que nous étions des étudiantes COOP. Certaines personnes travaillaient à temps partiel, nous avions encore notre charge de travail initiale. Bien sûr, c'était en surplus, mais c'est devenu un truc que nous avons poursuivi de soir. C'était donc parfois très difficile à gérer. Ainsi, de septembre à décembre, pendant nos quatre premiers mois, cela a eu des répercussions sur nous, c'est certain. En janvier, lorsque certains d'entre nous sont retournés à l'école, c'est à ce moment-là que les choses sont devenues un peu plus difficiles pour moi, mais c'est aussi à ce moment-là que j'ai été si bien soutenue par la communauté sur GCconnex, car il faut mentionner que lorsque nous avons organisé ces séances, elles étaient animées par des experts dans ces domaines. Ce n'était pas moi, ni Emily, Melissa, [ou] Gabby. Nous présentions le sujet, donnions un peu plus de contexte, mais ce sont en fin de compte les experts du gouvernement du Canada qui veulent échanger leurs compétences et leurs connaissances avec le reste de la fonction publique. Il y avait des gens du MDN, de l'infrastructure, du SCT, de partout, qui venaient nous appuyer. On a tellement de chance d'avoir ce genre de soutien.

Natalie
Alors, comment passons-nous de l'idée que vous avez mise en œuvre tous les quatre à ce qui est maintenant la très sérieuse Académie du numérique [avec une] équipe complète qui relève d'un directeur général? Il se passe toutes sortes de choses étonnantes autour de l'Académie du numérique. Elle a vraiment le vent en poupe.

Ashley
C'est un bon point. Alors que nous organisions ces événements, nous avons également créé un espace sur GCwiki. Nous voulons l'étendre à une plus grande échelle. Nous le développons très lentement, étant donné notre capacité limitée. Nous avons aussi des conversations en parallèle avec des gens du BDPI, qui construisent ce qu'on appelait à l'époque le Campus numérique, qui imitait essentiellement ce que nous faisions également, parce que nous étions inspirés par tout ce qui se passait dans les Services numériques du gouvernement et dans la fonction publique du Royaume-Uni autour de leur espace de l'apprentissage numérique. Je pense donc que nous voulions déjà construire dans cet espace, mais nous n'étions pas encore à cette étape-là. Lorsque je suis arrivée en mai, je n'étais pas au courant de toutes ces mises à jour, de tous ces changements et de ce genre de choses. J'étais tout feu tout flamme, et je me suis dit « faisons-le! ». Pendant que nous élaborions ces programmes d'apprentissage, je discutais avec ces dirigeants qui me disaient : « D'accord, nous allons faire quelque chose comme ça, nous allons l'institutionnaliser et faire quelque chose d'important, mais en attendant, continuez à faire ce que vous faites, car vous comblez encore cette lacune ». Ils nous ont donc encouragés, mon équipe et moi, à continuer à travailler là-dessus. Ils ne disaient pas : « Nous allons créer cette initiative, qui va vous dépasser ». Ça n'a jamais été comme ça. C'était : « nous pouvons travailler ensemble là-dessus ».

Natalie
Absolument. Alors, que faites-vous, en particulier à l'Académie du numérique, maintenant? Et c'est pourquoi j'ai l'impression qu'il y a encore une autre histoire à déballer. Peut-être une autre histoire sur la façon dont vous vous êtes retrouvée dans l'équipe.

Ashley
Oui, c'est une bonne question. Mais je suppose que, pour combler le vide entre‑temps lorsque nous avons voulu développer l'Académie du numérique comme version de base, nous avons créé quelque chose appelé « le Square », qui est un espace sur le wiki GCcollab, où nous avons hébergé essentiellement des listes d'apprentissage. Donc, si vous voulez en apprendre un peu plus sur, disons, les données ou l'analyse des données, nous avons une liste de ressources que vous pouvez lire, regarder ou écouter. Et c'est ce que nous avons fait entre-temps. Mais je pense que certaines personnes à l'École et moi aussi avons eu vent de cela et avons pensé que c'était quelque chose que nous pouvions intégrer dans l'Académie du numérique et l'Académie du numérique proprement dite. C'est ainsi que j'ai aussi eu vent de l'Académie du numérique proprement dite pendant l'été. C'est à ce moment-là qu'on m'a demandé : « Hé bien, vous vous en occupez de façon non officielle, est-ce que vous souhaitez le faire pour gagner votre vie? Voulez-vous le faire à plein temps? » Pour moi, ce n'était pas un casse-tête : si c'est ce que j'aime et ce qui me passionne, pourquoi ne pas être payée pour le faire pendant les heures de travail? C'est un rêve. À partir de là, en novembre, j'ai joint l'Académie du numérique, où j'ai fait partie de l'équipe chargée des politiques et des partenariats. En gros, cela signifie simplement communiquer notre histoire aux gens du gouvernement du Canada, aux experts en la matière, parce que nous sommes déjà si nombreux dans cet espace d'apprentissage. Pourquoi ne pas simplement travailler ensemble pour créer des programmes fantastiques? Nous ne partons donc pas de zéro. Nous n'élaborons pas ce contenu. Pourquoi ne pas simplement travailler ensemble? C'était donc mon rôle pendant les premiers mois. Et à partir de là, tout le monde a mis la main à la pâte, vraiment, pour mettre sur pied nos programmes d'apprentissage. Donc, quand je dis « co-diriger l'expérience d'apprentissage », cela ressemble beaucoup à du jargon. Je comprends que cela n'a pas forcément de sens; ce que cela signifie en réalité, c'est que nous coordonnons avec des experts en la matière dans l'ensemble du gouvernement du Canada la mise au point des programmes d'études sur les données, l'intelligence artificielle et les opérations de conception et de développement.

Valeria
En fait, notre équipe travaille avec la vôtre.

Ashley
Oui, bien sûr. Ce n'est pas surprenant. Oui, c'est un gigantesque effort collectif. Et c'est maintenant la deuxième fois que nous faisons ça. Il s'agit maintenant de la deuxième cohorte d'Excellence. Nous essayons quelque chose de nouveau et une grande partie du contenu et de l'apprentissage sera offerte virtuellement. Hé oui! Nous avons des apprenants de partout au Canada et ça va être vraiment, vraiment passionnant.

Valeria
Nous allons faire une pause d'une seconde.

NARRATEUR
Environ 10 heures plus tard.

Valeria
Nous avons fait une petite pause. Nous discutions du travail effectué à temps perdu. Et j'interrogeais notre charmante invitée à propos de tout le temps qu'elle a passé ainsi à travailler pour élaborer cette excellente idée. Imaginez un monde dépourvu de ces quatre étudiantes merveilleusement dévouées et qui ne ménagent pas leurs efforts, qui ont consacré du temps à leur création. Et si j'en parle, c'est parce que dans le domaine de l'innovation, c'est une conversation qui revient tout le temps. Les ministères veulent de l'innovation et ils veulent que les gens repensent leur façon de faire les choses. Mais les gens ont l'impression qu'ils sont toujours obligés de le faire de façon non officielle et qu'on ne leur donne jamais le temps ou l'espace nécessaires pour se consacrer comme il se doit à améliorer les choses et essayer d'innover. Quoi qu'il en soit, j'aimerais vous demander ce que vous pensez de cette expérience et de tout ce que je viens de dire.

Ashley
Oui, merci. Je dirais donc que pendant l'idéation, de mai à août, nous avons eu ce temps fructueux pendant l'été, nous avons eu nos mercredis après-midi pour travailler ensemble dans le même espace et tout s'est très bien passé. Mais en septembre, lorsque l'idéation a pris fin, et que nous n'avions pas ces moments ensemble, c'est là que les choses sont devenues un peu plus difficiles pour nous, et il était difficile de coordonner et de collaborer. Cela nous a demandé beaucoup plus de temps en dehors du travail. Et même si j'ai souvent essayé de réserver mes vendredis matins et mes vendredis après-midi, cela ne se passe pas comme ça. Votre travail vous occupe. Vous êtes débordé et finissez par devoir travailler le soir. Et ça m'a vraiment coûté cher ces deux premiers mois. Puis, en janvier, c'est devenu un effort beaucoup plus collectif avec l'arrivée d'autres personnes. Nous avons commencé avec ce noyau de quatre femmes, mais à partir de là, nous avons eu besoin de plus de ressources. Et c'est là que j'ai aussi demandé l'appui de ma gestionnaire. Je lui ai dit que j'aimais vraiment beaucoup ce projet. Elle en était très consciente et m'a vraiment encouragée à essayer de tout intégrer pendant les heures de travail. C'était, bien sûr, très difficile, mais en fin de compte, j'avais juste besoin d'être très ouverte à propos de mes passions et sur la façon de communiquer ceci et cela, et c'était Annik Carriere et Joy Moskovic à l'époque qui m'ont beaucoup appuyée. Donc –

Natalie
J'ai déjà travaillé avec Annik et Joy.

Todd
Je vous aime, Joy, je vous aime.

Ashley
Oh mon Dieu! Oui, je suis leur plus grande admiratrice. Mon Dieu.

Valeria
Excellent. Et Nat, vous parliez de leur campagne de communication.

Natalie
Je disais à Ashley que je me souviens de tout cela. Mais je ne connaissais pas l'histoire que vous nous racontez aujourd'hui. Je trouve cela vraiment stimulant. Je ne sais pas si vous pouvez entendre le sourire sur mon visage pendant que je parle. Mais honnêtement, j'entends tellement d'histoires de fonctionnaires qui ont des débuts difficiles, pour qui l'intégration ne se passe pas bien. Et, malgré le travail en surplus, qui est un énorme problème partout au gouvernement, nous pouvons l'aborder dans un sujet différent. J'adore vraiment votre histoire. Ashley, j'adore savoir qu'il y a ces quatre femmes, ces quatre étudiantes, derrière tout cela et que vous avez vraiment eu l'occasion d'avoir des effets et une influence sur une initiative aussi importante et aussi puissante que l'Académie du numérique, qui a reçu un financement important du Conseil du Trésor, de l'École et de plusieurs autres ministères qui sont partenaires. Et je pense que c'est l'une de mes histoires préférées à raconter, en fait. Je trouve cela fantastique. Je vous en remercie beaucoup.

Ashley
Ha, merci beaucoup. Honnêtement, je n'aurais pas pu imaginer ça. J'ai l'impression que je ne corresponds pas au stéréotype des jeunes qui entrent dans la fonction publique, que je suis tout à fait une exception bizarre, mais je ne veux pas que ce soit le cas.

Natalie
Je suis d'accord. Réfléchissons, qu'est-ce que vous diriez? Si vous pouviez résumer quelques-unes des choses que vous avez apportées à la situation et auxquelles d'autres jeunes qui rejoignent la fonction publique pourraient vraiment réfléchir et qui leur permettraient d'avoir l'occasion de réussir leur début de carrière comme vous l'avez fait?

Ashley
Je suppose que depuis le début, je suis arrivée avec un esprit tourné vers l'apprentissage. J'étais là,  en tant que fonctionnaire, j'étais là au SCT, je veux soutenir mon dossier. Cependant, en tant qu'étudiante, je suis aussi là pour apprendre absolument tout ce que je peux et vraiment profiter de toutes ces occasions d'apprentissage, que ce soit sur GCconnex, GCcollab ou GCcampus. Il s'agit aussi de tirer parti de tous les réseaux de son organisation, qu'il s'agisse d'une initiative comme, Renaissance au SCT (je crois) ou de tout autre type d'événement de réseautage pour les communautés de pratiques. Il s'agit vraiment de participer et de prendre des risques. Oui, j'ai trouvé que c'était très difficile au départ d'être vulnérable en tant que nouvelle fonctionnaire. En tant que jeune femme, c'était un véritable défi et une grande leçon d'humilité. Mais vraiment, c'est très important de prendre des risques. Mais je dirais aussi qu'il est très important de communiquer vos passions à votre gestionnaire et à votre directeur, [et] à votre chef d'équipe. Parce que s'ils sont bons, ils s'occuperont de vous. Donc je dois être très ouverte avec eux à propos du fait que j'adore travailler sur l'Académie du numérique. Laissez-moi réserver cet espace. Et parfois, ils le faisaient, mais c'était surtout moi qui étais très zélée et qui faisais des heures supplémentaires. Et si j'aime vraiment quelque chose, je ne considère pas ça comme du travail. Et honnêtement, je n'ai pas considéré l'Académie du numérique comme du travail. Bien sûr, cela demandait beaucoup de temps et d'efforts. Mais est-ce que je le regrette un tant soit peu? J'ai perdu quelques heures de sommeil, mais j'ai réussi. Et pour moi, ça signifie la reconnaissance du fait que je comblais cette lacune dans la fonction publique. En fait, je faisais vraiment avancer les choses et je recevais des courriels et des messages de fonctionnaires qui me disaient que c'était très bon, qu'ils recherchaient déjà d'autres ressources pour en apprendre un peu plus sur la conception centrée sur l'utilisateur, et c'est la lecture de ce genre de messages qui m'a vraiment touchée et m'a encouragée à continuer à avancer. Et donc oui, donc je suis vraiment très reconnaissante.

Valeria
Et permettez-moi de vous demander, où sont vos trois autres coéquipières maintenant?

Ashley
Bien sûr! Melissa Poon est une entrepreneure du gouvernement du Canada. Emily Johaniuk fait sa maîtrise en environnement et changements climatiques. Et Gabby Hubert est développeuse de logiciels, et travaille maintenant dans le secteur privé. Donc, oui, nous avons donc toutes suivi notre propre chemin. C'est très intéressant.

Natalie
C'est fantastique. En repensant à la campagne sur les communications, je me rends compte que j'en sais probablement plus que ce que j'ai vu sur Twitter, parce que je me rappelle en avoir entendu parler par au moins un de mes collègues qui sont des agents libres.

Ashley
Exact. Et donc ces collègues agents libres sont probablement Jeff Outram et Pierre‑Luc Pilon, qui ont été des supporteurs très présents pendant l'élaboration du Square, l'espace sur le wiki GCcollab.

Natalie
Je suppose que vous avez parlé de votre travail pour Chris Allison plusieurs fois, j'ai remarqué que vous semblez le suivre ces jours-ci.

Ashley
C'est vrai. Et je travaille même toujours pour Chris Allison. Et je suis si heureuse de travailler sous sa direction. Et je l'admire vraiment en tant que fonctionnaire, il a été un fervent partisan de l'Académie du numérique depuis ses débuts, alors je lui en suis très reconnaissante.

Todd
Très bien!

Natalie
Merci beaucoup, Ashley.

Todd
Merci, Ashley.

Valeria
Merci, Ashley.

Ashley
Merci infiniment.

VOIX HORS CHAMP
Vous avez écouté Innover sur demande, présenté par l'École de la fonction publique du Canada. Innover sur demande est produit par Todd Lyons. Notre musique thème est signée « grapes ». Merci de votre attention.

Crédits

Todd Lyons
Producteur
École de la fonction publique du Canada

Natalie Crandall
Chargée de projet, Renseignements d'affaires sur les ressources humaines
École de la fonction publique du Canada

Colleen Tiernan
Conseillère principale en recherche
Emploi et Développement social Canada

Valeria Sosa
Gestionnaire de projet, Mobilisation et sensibilisation
Ressources naturelles Canada

Ashley Evans
Analyste, Académie du numérique
École de la fonction publique du Canada

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