Transcription
Transcription : Paroles de sagesse pour les jeunes fonctionnaires
[00:00:00 La vidéo commence avec le bâtiment de l'EFPC flou en arrière-plan. Texte à l'écran : Série de réflexions sur le leadership des sous-ministres. Une musique inspirante joue].
[00:00:03 Louis Ranger, Malcolm Brown, Cassie Doyle, Anil Arora, Yaprak Baltacioğlu, Margaret Bloodworth, Daniel Quan-Watson, Jocelyne Bourgon, Walter Natynczyk, Susan Cartwright, Rob Fonberg et David Dodge sont flous en arrière-plan. Texte à l'écran : Sagesse pour les jeunes fonctionnaires]
Cassie Doyle : Une chose que je leur dirais, c'est qu'il n'y a pas de travail plus important que vous puissiez faire et aucun travail plus épanouissant que vous pourriez faire. Et la chose vraiment importante à cultiver est votre propre curiosité. Il y a tellement de choses à apprendre, horizontalement et aussi simplement d'un point de vue approfondi, que je les encouragerais à apprendre autant qu'ils le peuvent. Et le fait de valoriser leur contribution. Que vous faites partie du processus démocratique.
Jocelyne Bourgon : Vous entrez dans la fonction publique aujourd'hui et vous apportez des compétences qui n'existaient pas auparavant. Et vous apportez une vision du monde qui n'existait pas auparavant. Et vous serez l'architecte d'une profonde réorganisation. Vous devrez réfléchir à la manière de concilier la prospérité économique, la solidarité sociale et la capacité à préserver la longévité de la planète. Pas l'un ou l'autre de manière isolée. Vous devrez être l'architecte de la manière dont ces éléments se conjuguent dans tous les aspects du travail du gouvernement dans la société.
Malcolm Brown : La fonction publique est un domaine dans lequel vous pouvez particulièrement, à certains moments de votre carrière, même très tôt, avoir une incidence très importante. Mais aussi l'un des aspects uniques de la fonction publique, est que, à mesure que vous évoluez dans l'organisation, et pas nécessairement en gravissant les échelons, mais au fur et à mesure que vous approfondissez vos connaissances et votre expertise, vous pouvez décider de rester concentré sur un domaine particulier. L'étendue et la portée de l'influence que vous pouvez avoir dans la fonction publique n'ont rien à envier à ce que vous pouvez obtenir dans n'importe quelle autre profession. Il s'agit de comprendre – et ce n'est pas donné à tout le monde – que si vous voulez vraiment avoir une incidence profonde et positive sur la vie des Canadiennes et des Canadiens, il n'y a pas de meilleur endroit où travailler.
Daniel Quan-Watson : Si quelqu'un vous dit que vous pouvez planifier votre carrière jusqu'à la fin, quittez la conversation. Si vous m'aviez dit au début, lorsque j'étais PM-01 dans l'est du centre-ville de Vancouver, que j'allais terminer ma carrière comme PM-03, j'aurais pensé : « D'accord, c'est comme ça, alors faisons au mieux pour que ce soit plaisant. » Et je l'aurais fait. Si vous m'aviez dit que je deviendrais un jour directeur, je ne vous aurais pas cru. Si vous m'aviez parlé de directeur général, je serais parti et je n'aurais rien écouté d'autre. Et si vous m'aviez dit que j'allais devenir SMA ou sous-ministre, je me serais probablement demandé ce que vous aviez mangé au déjeuner. Mais c'est en grande partie parce que j'ai accepté l'inattendu, parce que je me suis retrouvé dans une situation où quelque chose d'intéressant se présentait, que je l'ai suivi et que je l'ai pris en main. Je pense que si vous suivez le travail qui est intéressant, qui est différent, que les autres n'essaient pas nécessairement de faire, vous aurez par définition une carrière très réussie.
Margaret Bloodworth : Je fais une mise en garde en vous disant de faire attention aux mots de sagesse que vous entendez de la part de gens comme moi. Mais je dirais que je ne pense pas que cela ait changé. Il y a encore une vaste gamme de tâches intéressantes et stimulantes à accomplir. Et si la première que vous recevez n'est pas aussi intéressante et stimulante que vous le souhaitez, regardez autour de vous, vous en trouverez probablement d'autres. L'autre chose que je dirais, c'est qu'il faut être prêt à prendre des risques. Fiez-vous un peu à votre instinct, mais n'ayez pas peur de faire quelques bonds de foi parce qu'il y a des choses intéressantes que vous ne connaissez peut-être pas et auxquelles vous n'avez peut-être pas pensé avant de les essayer.
Rob Fonberg : Je crois que je répondrais qu'il faut comprendre ce en quoi consiste fondamentalement l'institution et quelles sont ses responsabilités, que vous travailliez du côté opérationnel des choses ou dans le domaine des communications ou de l'élaboration de politiques. Apprenez-en autant que vous le pouvez, internalisez tout cela et réfléchissez à la raison pour laquelle vous le faites et demandez-vous si cela vous passionne. Parce que si ce que vous faites ne vous passionne pas, il y a peut-être quelque chose ailleurs qui vous passionnera.
Susan Cartwright : Probablement deux ou trois choses. La première, c'est qu'elle offre une expérience incroyable, une expérience de vie incroyable, et que la variété des postes auxquels on peut accéder au sein de la fonction publique est inégalée. Je ne pense pas qu'il y ait une autre organisation dans le pays qui offre une telle expérience. La deuxième chose… et je sais que c'est extrêmement difficile avec la vitesse à laquelle les choses évoluent, mais c'est vraiment important de s'assurer que les recommandations et les conseils que nous donnons reposent sur des bases solides. Il faut du temps, et le temps est une chose que personne n'a, mais c'est un défi que nous devons relever.
Louis Ranger : C'est un endroit fantastique. Je suis le produit de la fonction publique. Toutes les possibilités que j'aie eues ont été créées par la fonction publique. Un succès mène à un autre. Il suffit de baisser la tête, de travailler fort, et les gens finiront par vous reconnaître. Cela a fonctionné pour moi, et j'avais un fort préjugé selon lequel la fonction publique était bien meilleure que le secteur privé, mais je ne savais vraiment pas de quoi je parlais. Mais au cours des dix dernières années environ, j'ai travaillé dans le secteur privé et je suis plus convaincu que jamais que la fonction publique a beaucoup plus à offrir. Les sujets sont plus complexes. Il est beaucoup plus difficile d'obtenir des résultats. Mais quand on y parvient dans un environnement complexe, c'est beaucoup plus gratifiant.
David Dodge : Peu importe que vous optiez pour une carrière commerciale, une carrière dans la fonction publique ou une carrière universitaire. Dans tous ces domaines, vous vous efforcez toujours de laisser une trace qui rendra le pays, votre institution, votre entreprise plus forts et le monde meilleur, d'une certaine manière.
Anil Arora : Il y a quelque chose à dire sur le fait d'avoir réellement agi, d'avoir apporté une contribution. Je pense donc que nous sous-estimons cet aspect. C'est pourquoi je donne des conseils. Quelqu'un pourrait-il prendre votre défense et dire : « Cette personne a fait ceci et cela n'existait pas avant elle? » Alors, avez-vous ce sens de la responsabilité qui vous rend fier? Oui, vous pouvez faire partie d'une équipe, mais que produisez-vous? Quel était votre récit? D'autres pourront-ils parler de vous comme d'une personne qui a réellement apporté quelque chose de valeur? C'est un deuxième conseil. Donc, ne vous contentez pas de parler, ne vous contentez pas de faire partie du mobilier ou quoi que ce soit d'autre, établissez-le et fournissez quelque chose de concret dont vous pouvez être fier et que les autres reconnaîtront.
Yaprak Baltacioğlu : Ne soyez jamais cynique, parce que les Canadiens et Canadiennes méritent mieux de la part de leur fonction publique. Ne soyez jamais cynique. Ne tenez jamais votre travail pour acquis et ne le faites jamais qu'à moitié. Faites toujours un effort supplémentaire et faites-en plus parce que vous travaillez pour les Canadiens et Canadiennes. Et c'est un honneur d'être fonctionnaire. Tous les jours ne sont pas parfaits. Mais vous êtes là pour faire un travail. Et il ne s'agit pas seulement d'un travail, mais d'un travail qui peut faire la différence. Ne l'oubliez jamais.
Walter Natynczyk : Il existe de nombreuses façons de servir le Canada. Certaines personnes portent l'uniforme des Forces armées. Certaines personnes deviennent policier, pompier, premier répondant. Certaines personnes choisissent une profession dans le domaine médical, d'autres choisissent le secteur privé où ils contribuent à la vigueur économique du pays, et d'autres encore offrent leur leadership et un soutien essentiel à la population canadienne d'un océan à l'autre. Nous servons tous, chacun à notre façon. Et je dois vous dire que j'ai respecté les valeurs de la fonction publique alors que j'étais sous-ministre, et j'aimerais évoquer ces valeurs parce que peu importe votre position dans la structure, si vous respectez ces valeurs de la fonction publique, vous ferez des contributions extraordinaires à la population canadienne. La notion de respect pour les démocraties, pour les personnes, pour l'intégrité, pour l'excellence et pour l'intendance. Et certainement, à l'Agence spatiale et aux Anciens Combattants, j'ai discuté de ces valeurs avec les employés les plus subalternes, avec qui, d'ailleurs, je marchais dans leurs espaces de bureaux, m'asseyais dans leurs cubicules et les remerciais de leur service, et c'est ce que j'aimerais faire aujourd'hui. Bon travail.
[00:09:35 Le logo animé de l'EFPC apparaît à l'écran. Texte superposé à l'écran : canada.ca/ecole.]
[00:09:41 Le mot-symbole du gouvernement du Canada apparaît.]