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Série sur les perspectives de la fonction de contrôleur : Intégrer les engagements en matière d'écologisation à la fonction de contrôleur (COR4-V03)

Description

Cet enregistrement d'événement permettra d'examiner les engagements en matière d'écologisation du gouvernement du Canada, notamment les mesures à prendre et comment les activités d'écologisation sont harmonisées aux responsabilités fondamentales de la fonction de contrôleur.

Durée : 01:28:11
Publié : 31 août 2026
Type : Vidéo


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Intégrer les engagements en matière d'écologisation à la fonction de contrôleur

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Transcription

Transcription : Intégrer les engagements en matière d'écologisation à la fonction de contrôleur

[00:00:01 Texte à l'écran : « Bienvenue. »]

[00:00:06 L'écran s'estompe et montre Jocelyne Charron.]

Jocelyne Charron (Directrice exécutive, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada) : Bonjour à vous et merci de vous joindre à nous aujourd'hui. Mon nom est Jocelyne Charron. Je suis la directrice exécutive du développement des collectivités de la fonction de contrôleur et aussi de la surveillance. Je vous viens du bureau du contrôleur général et je suis heureuse de vous présenter le premier segment de notre nouvelle série sur les perspectives de la fonction de contrôleur.

[00:00:32 Une diapositive s'affiche, portant le texte : « Série sur les perspectives de la fonction de contrôleur : Intégrer les engagements en matière d'écologisation à la fonction de contrôleur ».]

Et aujourd'hui, on va traiter du sujet d'intégrer les engagements en matière d'écologisation à la fonction de contrôleur. Un sujet qui me passionne et j'espère qui va également vous interpeller. Donc, merci d'être avec nous aujourd'hui.

Vous allez avoir l'occasion aussi d'interagir avec nous tantôt. Je vous explique comment. Avant de débuter, je voulais faire une reconnaissance territoriale.

[00:00:59 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Nous reconnaissons avec respect le territoire sur lequel nous nous réunissons comme les terres ancestrales des Premières Nations. Nous reconnaissons et nous honorons toutes les Premières Nations qui étaient ici avant nous, celles qui vivent avec nous aujourd'hui et les sept générations a venir. Comme les Premières Nations le font depuis toujours, nous nous efforçons d'être des gestionnaires responsables des terres et de respecter les cultures, les cérémonies et les traditions de tous ceux et toutes celles qui en font leur maison. En ouvrant nos cœurs et nos esprits au passé, nous nous engageons à travailler dans un esprit de vérité et de réconciliation afin de construire un avenir meilleur pour tous. »]

Je tiens à souligner que je me joins à vous depuis le territoire traditionnel non cédé de la nation algonquine anishinaabe, donc du territoire de la région des Outaouais. Mais comme beaucoup d'entre vous, vous rejoignez de différents endroits au pays, je vous invite à prendre un moment pour reconnaître et honorer le territoire autochtone traditionnel sur lequel vous vous trouvez, C'est important, car beaucoup d'entre vous êtes avec nous depuis les quatre coins du Canada. Je vous invite donc à prendre un instant pour reconnaître les territoires non cédés d'où; vous vous connectez, et je souhaite la bienvenue à tout le monde.

[00:01:41 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Rappels »

« Sondage sur Wooclap – Code : ZERO26 »

« Documents de référence – Présentation en anglais, Présentation en français »

« Questions-réponses – Vous aurez le temps de poser questions à la fin. Vous pouvez également poser des questions à tout moment en utilisant la fonction « Questions-réponses » ».]

Aujourd'hui, la session va se passer dans les deux langues officielles et ça comprendra des segments complètement en français ou des segments complètement en anglais. Je vais tenter de vous aider à naviguer quand il va y avoir un changement de langue afin que vous puissiez choisir le service d'interprétation qui vous conviendra. Donc, pour avoir accès au service d'interprétation, veuillez utiliser la fonction interprétation de votre plateforme de rencontre virtuelle et sélectionner la langue de votre choix.

On va aussi utiliser et vous avez ici le code barre ou le code QR sur l'écran. Donc, le Wooclap et je vous invite à prendre votre appareil mobile et à vous joindre avec le code ZERO26. Et ceci dans le fond vous permettra d'échanger avec nous parce qu'on a quelques petites questions qu'on va vous poser pour rendre le segment interactif. De plus, vous pouvez avoir accès au matériel de référence. Il y a du matériel qui a été développé par nos experts aujourd'hui qui vont en espérant rehausser vos connaissances en matière d'écologisation. J'ai de la misère avec ce nom-là, mais c'est correct, on va s'améliorer pendant la session.

Donc, le matériel détaillé est disponible dans les deux langues officielles et ça peut rester aussi avec vous après la séance également, et à partager avec vos équipes ou à discuter en équipe après le fait. Un petit aperçu de la session. Ça va être un segment de deux présentations. On va aussi avoir des discussions et vous aurez l'occasion à la fin de la session de poser des questions également. Le rappel, vous pouvez poser les questions en cliquant sur la fonction de chat qui est intégrée dans la plateforme de diffusion Web.

Je vais aussi vous le rappeler tout au long pour nous assurer que nous, on voit dans la session si vos questions rentrent. Donc, si vous êtes silencieux, ça se peut que je vous rappelle d'interagir avec nous quand vous avez déjà des questions. Je m'en viens à vous dans un instant. Je vais vous poser la question d'aller dans le Wooclap. Donc, là, je vous fais travailler avec le Wooclap. Je voulais savoir de quelle collectivité vous provenez. On veut un peu comprendre qui est notre audience aujourd'hui.

[00:04:02 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

Quelle collectivité décrit le mieux votre rôle? :

  1. Gestion financière – 37 % (44)
  2. Approvisionnement – 25 % (29)
  3. Biens et immobilisations – 10 % (12)
  4. Projets et programmes – 3 % (4)
  5. Gestion du matériel – 0 % (0)
  6. Audit interne – 16 % (19)
  7. Autre – 8 % (10) ».]

Donc, on va vous demander de venir sélectionner la collectivité sur laquelle vous appartenez. Je vous ai mentionné que c'est la première séance sur les perspectives de la fonction de contrôleur. Donc, traditionnellement, on a offert ce genre de session-là pour la collectivité, la gestion financière. Maintenant, on a élargi pour vraiment toucher les collectivités qui chapeautent la fonction de contrôleur donc qui inclut l'approvisionnement, la gestion des biens, la gestion du projet, l'approvisionnement. Donc, on veut savoir, dans le fond, l'audit interne, ici on veut savoir si on a réussi à avoir des gens d'un petit peu de ces autres collectivités-là. Donc, de façon prédominante encore, on voit plusieurs personnes de la gestion financière.

Donc, bienvenue à vous. Et aussi, l'approvisionnement, on va en parler certainement pendant un segment, un peu aussi la gestion des biens et immobilisations, la gestion de programmes. Donc, merci un peu de me permettre d'apprendre à vous connaître en même temps. Là, je vais vous demander une autre question dans le Wooclap alors que je parle encore. Puis, on regardera ensemble les résultats.

[00:05:17 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

Dans quelle mesure connaissez-vous l'écologisation du gouvernement? :

  1. Je travaille activement sur les dossiers en matière d'écologisation du gouvernement – 14 % (24)
  2. Je comprends les bases, mais je ne travaille pas avec elles régulièrement – 33 % (57)
  3. J'ai entendu parler de l'écologisation du gouvernement, mais je ne connais pas les détails – 39 % (68)
  4. C'est nouveau pour moi – 15 % (26)”.]

Je voulais savoir un peu dans quelle mesure vous connaissez l'écologisation du gouvernement. Un peu, je voulais savoir est-ce que c'est quelque chose dont vous travaillez activement? Ça fait partie de vos fonctions au quotidien? C'est un peu les connaissances de base.

On n'y travaille pas trop, mais on essaie de s'en informer. On en a entendu parler, mais on ne sait pas trop de quoi on parle. En fait, c'est complètement nouveau pour vous. Donc, ça, c'est complètement nouveau. Je suis certaine que vous allez apprendre en plus de notre segment d'aujourd'hui. Entre temps aussi, j'en profite un peu. Je lisais les nouvelles hier pour un peu comprendre ce qui se passe du point de vue de greening un peu si on peut voir. Puis, c'est vraiment intéressant. Je trouvais que la présentation, elle était bien alignée un peu avec ce qui se passe sur le plan international. Vous avez sans doute vu le prix de l'essence à la pompe. Et donc, pour moi, ça, ça vient nous dire un peu que plusieurs pays se penchent sur comment enlever leur dépendance sur les fossiles, donc sur l'essence.

Et donc, un timing quand même était intéressant pour le segment qu'on a aujourd'hui, un peu pour des raisons pour lesquelles on voudrait faire ça comme pays, comme gouvernement, comme fonction publique et aussi dans le fond, la façon qu'on peut y participer, peu importe la collectivité, notre expertise dans laquelle on s'assoit aussi.

Quand je regarde l'écran, je constate que la plupart des gens répondent : « J'ai entendu parler de l'écologisation du gouvernement, mais je ne connais pas les détails ». Nous avons sans doute beaucoup de personnes curieuses parmi nous, et d'autres qui connaissent quelques notions de base. Dans l'ensemble, nous n'avons pas une majorité d'expert·es, mais surtout des gens probablement curieux, ce qui intéressera certainement Nick, l'un de nos expert·es, qui est passionné par l'écologisation et qui est également un expert sur le sujet dans la fonction publique fédérale. Je suis certaine qu'il aura hâte de partager sa passion et ses connaissances avec vous aujourd'hui.

[00:07:32 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

Comment le fait de rendre un gouvernement plus écologique impacte-t-il votre travail quotidien? :

  1. Impact significatif – 18 % (26)
  2. Incidence modérée – 25 % (37)
  3. Impact minimal – 33 % (49)
  4. Aucune incidence – 3 % (4)”
  5. Incertain(e) – 21 % (31)”.]

Ma dernière question sur Wooclap est la suivante : Comment le fait de rendre un gouvernement plus écologique impacte-t-il votre travail au quotidien? Donc, est-ce que c'est important comme gouvernement qu'on se penche sur ce sujet-là? Est-ce qu'on devrait? Est-ce qu'on pense que ça aura un impact important, moyen?

De ma part, moi, je pense que c'est important parce que surtout pour mes enfants, je veux m'assurer qu'ils vont avoir un environnement sain pour pouvoir grandir dans un air, un climat ou une terre saine. Mais comme fonction publique aussi, de comprendre notre rôle par rapport à ça et aussi dans le siège, dans l'expertise dans laquelle on s'assoit, comment on peut participer, comment on peut influencer la prise de décision, les avis et conseils.

Donc on voit à l'écran que les gens estiment que ça devrait avoir un impact significatif et modéré, mais beaucoup ne savent toujours pas en quoi consiste réellement l'écologisation. C'est bien à savoir, je crois.

[00:09:42 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Boussole de compétences en gestion financière »

« Réflexion Approfondie : Interpréter et analyser l'information ainsi qu'établir des liens pour comprendre les problèmes et apporter un point de vue pertinent – Connaissance de la Situation, Réflexion Stratégique, Esprit Novateur »

« Collaboration Efficace Avec Les Autres : Collaborer avec les autres pour atteindre efficacement des objectifs communs – Priorité aux Intervenants, Communication, Collaboration et Mobilisation »

« Esprit d'Initiative et Orientation vers l'Action : Orienter ses efforts vers l'obtention de résultats et la mise en œuvre de changements positifs – Sens du Numérique, Leadership en Matière de Changement, Agilité Opérationnelle »

« Compétences Fonctionnelles : Renforcer les capacités de base nécessaires à l'exercice de la fonction de contrôleur – Littéracie Financière, Surveillance et Gestion des Risques, Conformité »

« Faire preuve d'intégrité et de respect : Adopter un comportement axé sur l'ouverture et la transparence et en faire preuve lors de l'établissement de réseaux, de même que d'une grande intégrité ».]

Donc sur la prochaine diapo, avant de présenter nos deux experts, je voulais un peu signaler dans quel cadre s'assoit le segment d'aujourd'hui et un peu ce qu'on va tenter de relever au niveau de vos compétences. À l'écran, vous voyez, Vous voyez la « boussole des compétences »; il s'agit d'un outil conçu pour la communauté CT-FIN, c'est-à-dire la communauté de gestion financière.

Il a été approuvé par la contrôleure générale l'année dernière. Il existe différents profils de compétences, même au sein d'autres communautés. Au final, ils se ressemblent tous. Durant la séance d'aujourd'hui, nous allons essayer d'approfondir un peu la question de la connaissance de la situation, en cherchant à comprendre ce qui se passe à l'échelle mondiale, mais aussi ce que fait le Canada dans le domaine de l'écologisation, et en quoi ça pourrait influencer les recommandations, le type de projets approuvés, le financement, les risques pour votre organisation, ainsi que l'alignement de vos priorités sur le programme plus large du gouvernement du Canada.

Nous espérons que cette connaissance de la situation dont nous allons parler vous aidera à développer votre réflexion stratégique, à élargir votre expertise, et peut-être aussi à comprendre des aspects qui dépassent le cadre de votre domaine de travail particulier, sans oublier, bien sûr, la collaboration et la mobilisation. Vous ne pouvez y arriver seul·e. L'écologisation est un travail d'équipe qui nécessite de nombreux partenariats et un large soutien de la part des intervenants; nous espérons donc également pouvoir compter sur une certaine agilité opérationnelle. Nous allons aussi survoler le sujet, parce que l'écologisation est évidemment un sujet nouveau pour la fonction publique fédérale. Il s'agit de transformer notre façon de travailler, d'adopter un regard différent sur les choses, dans l'espoir de vous amener à réfléchir un peu à cet aspect et à vous donner une meilleure vue d'ensemble sur la gestion des risques.

Lorsque nous avons examiné la question, il y avait des objectifs et certaines mesures de mise en conformité mises en place par le gouvernement. Nous visions la carboneutralité d'ici 2030, ainsi qu'une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre liées au parc de véhicules et aux biens immobiliers. Nous atteignons ces objectifs, et ça revient à la conformité. Il y a beaucoup d'éléments, si vous prenez par exemple l'approvisionnement, ou les politiques et orientations en matière d'écologisation, et nous ne manquerons pas de les aborder dans notre séance d'aujourd'hui.

Donc, avant, on va débuter. J'ai assez parlé.

[00:11:23 Une diapositive intitulée « Invité·es » s'affiche, présentant une photo de Nick Xenos, directeur exécutif du Centre pour un gouvernement vert au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, ainsi qu'une photo de Sarah Evans, directrice générale de l'Environnement et de la gestion durable, au sein du groupe Infrastructure et environnement du ministère de la Défense nationale.]

Je voulais vous présenter les deux experts qui sont avec moi aujourd'hui. Vous êtes choyés.

[00:11:34 L'écran s'estompe et montre Nick Xenos and Sarah Evans dans un panneau de discussion séparé.]

On a deux experts vraiment qui brillent dans cette sphère, qui sont passionnés, qui font une différence à l'échelle de la fonction publique fédérale, dans l'espace de l'écologisation. Je vais peut-être réussir à bien le dire d'ici la fin du segment, mais en tout cas. Donc, on a Nick Xenos, qui est un collègue en fait. Nick est le directeur exécutif du Centre du gouvernement vert au sein du Secrétariat du Conseil du Trésor. Et il travaille avec les ministères et organismes fédéraux en vue de réaliser les opérations gouvernementales de carburant neutre, durable et résilient au climat. Donc, vraiment un rôle très important, surtout sur comment on transforme les opérations du gouvernement pour aligner sur les objectifs de l'écologisation. Nick détient une maîtrise en administration des affaires et est définitivement une personne très passionnée sur le sujet.

Et aussi, on a Sarah Evans qui était une ancienne collègue, mais maintenant au sein du ministère de la Défense nationale. Sarah est la directrice générale de l'environnement et de la gestion durable au sein du Groupe d'infrastructure et d'environnement. Donc, si on pense au ministère de la Défense nationale, évidemment énormément d'immobilisations, énormément d'impacts sur le Canada et donc avoir un volet, une priorité sur l'environnement est essentielle. Sarah était précédemment aussi au sein du Conseil du Trésor et elle détient aussi une maîtrise en gestion de projets. Donc, deux personnes très dévouées et très experts dans notre discussion d'aujourd'hui. Donc, Nick, à toi pour nous présenter ce premier sujet-là.

[00:13:16 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Objectifs d'apprentissage »

« Découverte :

Répercussions des changements climatiques sur le gouvernement du Canada

Pourquoi la Stratégie pour un gouvernement vert?

Importance pour la collectivité des contrôleurs

Comprendre :

Rôle de la collectivité des contrôleurs dans l'écologisation des opérations »

« Le saviez-vous? Le gouvernement du Canada est propriétaire et gestionnaire du plus important portefeuille d'immobilisations corporelles au Canada : Le gouvernement du Canada possède 30 000 immeubles, 20 000 ouvrages techniques et plus de 40 000 véhicules, et achète plus de 40 milliards de dollars par année ».]

Nick Xenos (directeur exécutif, Centre pour un gouvernement vert, Secrétariat du Conseil du Trésor) : Merci, Jocelyne. Très content d'être ici aujourd'hui et je suis très content d'être ici avec vous, avec Jocelyne et Sarah, deux de nos plus ferventes défenseures et de nos meilleures porte-parole en matière d'écologisation, donc des membres permanents du Centre pour un gouvernement vert, je pense.

Aujourd'hui, je suis très content d'être ici. Je suis très content de voir aussi les sondages Wooclap. Ça nous donne une idée à qui on parle, qui est super. Alors, aujourd'hui, on va découvrir un peu c'est quoi les répercussions des changements climatiques pour le gouvernement du Canada? Pourquoi avoir une stratégie pour un gouvernement vert et c'est quoi? Et pourquoi c'est important, nous, notre collectivité de notre communauté? Et mieux comprendre qu'est-ce qu'on peut faire parce que ça, c'est passer à l'action. C'est là que c'est important. Et ce qu'on ne pense souvent pas, et on l'a vu dans le Wooclap, c'est comment est-ce que nous, on peut être des agents de changement, comment nous, on peut s'impliquer dans l'action climatique, dans notre travail.

Et ce qui est important, c'est que notre travail est actuellement très important parce que si on demande aux Canadiens d'aller, et à être net zéro ou être carboneutre dans leur environnement, dans leur journée, bien, il faut que nous, comme le gouvernement fédéral, le font aussi. Sinon, si on n'avait pas une administration exemplaire, pourquoi est-ce qu'on va convaincre les autres de le faire si on ne peut pas le faire nous-mêmes? Et nous, on est un peu spécial, le fédéral. On est une des plus grandes organisations du pays. On a 30 000 immeubles, on a 20 000 morceaux d'infrastructures, on a plus un parc d'automobiles de plus de 40 000 véhicules. Et on achète plus de 40 milliards de dollars par année. Alors, on a beaucoup d'expertise, beaucoup de connaissances et même si au jour le jour, on pense qu'on n'a pas de ressources, on a quand même plus de ressources qu'une maison moyenne au Canada.

Je vais dire cette partie en anglais, parce que c'est vraiment important de le dire dans les deux langues. Si nous demandons aux Canadien·nes d'atteindre la carboneutralité, de s'adapter aux changements climatiques et de prendre des mesures en faveur du climat, nous devons nous-mêmes montrer l'exemple. Notre organisation est l'une des plus importantes du pays, avec plus de 40 000 véhicules, 50 000 infrastructures et bâtiments, et nous achetons pour 40 milliards de dollars de biens et services. Notre expertise et nos ressources sont sans égal. Si nous n'arrivons pas à le faire, pourquoi devrions-nous demander aux Canadien·nes de le faire? C'est très simple.

On va aller à la prochaine diapo.

[00:15:58 Une diapositive s'affiche, présentant un graphique illustrant l'évolution annuelle des températures au Canada entre 1948 et 2024, accompagné du texte suivant :

« Contexte – Répercussions des changements climatiques »

« Le Canada connait davantage d'événements liés au climat (p. ex. chaleur, vent et précipitations extrêmes, feux de forêt), incidence sur les biens, les services et les activités du gouvernement, créant des perturbations pour les Canadiens et entraînant des coûts directs pour le gouvernement »

« Évaluation à venir (ECCC) :

Au cours de 75 dernières années :

Le Canada s'est réchauffé de 2,0 °C

Le Nord du Canada s'est réchauffé de 2,6 °C

Avec les politiques actuelles [par rapport à l'ère préindustrielle] :

La température moyenne mondiale augmentera de 2,7 °C

La température moyenne au Canada augmentera de 4,9 °C ».]

La première question à se poser est la suivante : quelles sont les répercussions des changements climatiques sur le Canada? La plupart d'entre nous, bon·nes Canadien·nes, on se dit que ce serait bien qu'il fasse un peu plus chaud, on pourrait enlever une veste, ou ce genre de chose, et comme ça n'arrivera que dans très longtemps, en 2100 ou je ne sais quand, est-ce qu'on doit s'en inquiéter dès maintenant? Mais comme l'a dit Jocelyne, c'est important pour nos enfants. Mais en plus, on le ressent nous-mêmes en ce moment.

Ce que la plupart des gens ignorent, c'est que le Canada, en tant que pays nordique continental, connaît un réchauffement deux fois supérieur à la moyenne mondiale, et que notre Nord connaît un réchauffement trois fois supérieur à cette moyenne. Le Canada a déjà connu un réchauffement de deux degrés et notre Nord, de 2,6 degrés. C'est très important. Et compte tenu des politiques actuellement mises en œuvre à l'échelle mondiale, la température moyenne mondiale devrait augmenter d'environ 2,7 degrés; or, comme nous l'avons dit, le réchauffement au Canada est deux fois supérieur à la moyenne mondiale, ce qui signifie une hausse de près de 5 degrés Celsius pour la majeure partie du territoire canadien. Et dans le Nord, comme vous pouvez le voir sur la carte, les zones plus foncées correspondent aux régions qui se réchauffent davantage. Donc, dans le nord du Canada, l'augmentation sera de 7, 8 ou 9 degrés.

En tant qu'intendant·es du patrimoine public, responsables de la gestion du matériel, acheteurs et acheteuses, nous devons garder à l'esprit que nous achetons en réalité du matériel pour un écart de température de cinq degrés. Nous gérons des bâtiments, des écosystèmes, la nature et les répercussions des changements climatiques sur nos finances. Ultimement, en tant qu'intendant·es prudent·es des fonds publics, nous devons nous préparer à nous adapter à un monde où; la température aura augmenté de cinq degrés.

Pour que ce soit bien clair, je vais poser la question : « À quoi ça ressemble, concrètement? ». Il fait déjà deux degrés de plus et il en fera cinq de plus au Canada. Qu'est-ce que ça signifie? On assiste de plus en plus à des phénomènes liés au climat. On observe actuellement des vagues de chaleur extrême, du vent, des précipitations et des feux de forêt. Ces facteurs ont des répercussions sur nos actifs, et je vais vous donner des exemples tirés de nos activités. Ça entraîne des perturbations pour les Canadien·nes et donc des coûts directs pour notre cadre budgétaire, pour notre budget. C'est pour ça que c'est si important. De réfléchir à ce que nous pouvons faire et à la manière dont nous pouvons agir dans notre travail quotidien.

On peut aller à la prochaine.

[00:18:22 Une diapositive s'affiche, présentant des images de sites touchés par des catastrophes climatiques en Colombie-Britannique, en Alberta et à Yellowknife, accompagnées du texte suivant :

« Répercussions des changements climatiques – exemples »

« Estimation des coûts annuels pour le gouvernement fédéral (milliards de dollars, 2021) : Données historiques – 0,59 à 2,7 $, 2030 – 2,9 à 7,9 $, 2040 – 4,6 à 10,7 $, 2050 – 6,1 à 13,5 $»

« Rivière atmosphérique de la Colombie-Britannique, 2021 – 24M$+ 23,2 M$(estimation du MDN) »

« Financement supplémentaire de Parcs Canada pour la lutte contre les incendies de forêt en 2024 – 157 M$»

« Evacuation de Yellokwnife en 2023 – 1,9 M$+ 67,4 M$(estimation du MDN) ».]

On a fait une étude et on a regardé 20 programmes dans le passé et on a regardé 40 programmes dans le futur pour voir ça va être quoi le coût au gouvernement fédéral et aux opérations du fédéral, notre immobilier, nos opérations, etc. Et on a estimé le coût en millions de dollars et vous pouvez voir les exemples ici. Les données dans le passé, ça nous a coûté jusqu'à 3 milliards par année. Et dans le futur, pas très loin, 2030, on estime de 3 à 8 milliards. 2040, 4 à 10 milliards, etc. Alors, ça, c'est très conservateur parce qu'on a regardé pas tous les programmes du fédéral, mais un sous-ensemble.

Pensez-y des exemples. Yellowknife a été évacuée deux étés passés. Le siège social de défense. Là-bas, le siège social régional de Défense, parmi d'autres ministères, ont été évacués de Yellowknife. Alors, ça, c'est des fonctionnaires qui ont dit, OK, évacuez votre ville, allez ailleurs, mais continuez nos opérations qui sont critiques. Alors, on peut imaginer des fonctionnaires dans un hôtel à Edmonton avec leurs enfants sur les genoux. Puis, on essaie de faire nos opérations ou tu sais on peut imaginer Service Canada qui essaie de livrer l'assurance-chômage après qu'un feu de forêt a dévasté une ville.

Alors, ils ont adapté et ont développé des roulottes mobiles importantes pour continuer à livrer des services aux Canadiens. Alors, c'est impressionnant. Jasper, le parc national, une partie a été dévastée. Alors, encore là, il faut qu'ils ont besoin de 150 millions de dollars au plus pour réparer les infrastructures, etc. La rivière atmosphérique de la Colombie-Britannique, il y avait beaucoup d'inondations. Les trois routes principales à Vancouver étaient coupées. Alors, imagine si tu es Postes Canada, si tu es n'importe quel ministère.

Tu veux livrer des affaires à Vancouver, tu vas à travers les États ou par un navire. Alors, quand on pense à notre sécurité aussi, être capable de livrer des services à travers le pays, sans aller à d'autre pays, c'est peut-être une bonne chose aussi. Alors, les coûts sont déjà, on les voit déjà dans les ministères. Souvent, on dit, Oh, c'est un événement, un acte de Dieu, une fois, c'est de la malchance. Mais on voit avec les changements climatiques, on peut préciser combien le risque augmente.

Alors, si quelque chose était un en 100 ans, un événement, une année en 100 ans, maintenant, on peut dire que c'est une année en 50 ans ou en 10 ans. Alors, il y a des façons de calculer le reste de ces choses-là. On peut aller à la prochaine.

[00:21:22 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Stratégie pour un gouvernement vert – autorité en matière de politiques »

« La Stratégie pour un gouvernement vert est une directive du Cabinet fondée sur les lois et les politiques gouvernementales »

« Stratégie pour un gouvernement vert : Une directive du gouvernement du Canada »

« Lois et règlements :

Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité

Loi fédérale sur le développement durable

Plan climatique fédéral :

Plan de réduction des émissions pour 2030 : Un air pur, une économie forte

Ensemble de politiques du Conseil du Trésor :

Politique d'achats écologiques

Directive sur la gestion du matériel

Directive sur la gestion de l'approvisionnement

Directive sur la gestion des biens immobiliers

Politique sur la planification et la gestion des investissements »

« L'écologisation peut également soutenir d'autres priorités gouvernements, p. ex. l'achat canadien, les économies de coûts, la résilience, etc. ».]

Alors, on voit les impacts du changement climatique. Alors, là, le gouvernement a développé une loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, le Net-Zero Accountability Act, et la Loi sur le développement durable. Et dans ces lois, on a développé un plan de réduction des émissions pour le Canada et tout ça inclut des sections qui disent qu'on devrait le faire pour nos opérations et nos actifs. Alors, c'est vraiment on est inclus dans la loi qui dit que nos opérations, on doit avoir un plan pour diminuer nos gaz à effet de serre, prendre l'action, et l'établissement de rapports annuels aux Canadiens, comment on fait. Et alors, on a développé la stratégie pour un gouvernement vert qui est aussi les engagements sont inclus dans les autres politiques et directives du Conseil du Trésor.

Et l'écologisation du gouvernement, que souvent on dit verdir le gouvernement, parce qu'écologisation, c'est difficile à dire. On a tous des problèmes avec, mais ça a beaucoup de synergies avec d'autres objectifs du gouvernement et c'est là que c'est vraiment important de garder en tête le plus grand camp du gouvernement, c'est quoi les priorités du gouvernement? Si c'est achat canadien, économique ou résilience. Alors, tout ça peut être avancé aussi avec la stratégie pour un gouvernement vert. On va aller à la prochaine.

[00:22:59 Une diapositive s'affiche, présentant trois graphiques illustrant les sources de toutes les émissions fédérales entre 2024 et 2025, portant le texte :

« Portee 1 : GES produits directement à partir de sources contrôlées par le gouvernement du Canada (carburants de combustion dans les vehicules, chauffage des locaux) »

« Portee 2 : GES générés indirectement par la consommation d'énergie achetée (électricité, chauffage et climatisation) »

« Portee 3 : GES indirects provenant des fournisseurs, émissions des produits utilisés, etc. »]

Alors, la première chose qu'on a dit c'est : c'est quoi notre empreinte de carbone du gouvernement? On ne peut pas s'attaquer au problème si on ne sait pas comment, où; et comment décrire le problème. Alors, pour nous tous, comme un individu, quand on pense à notre empreinte de carbone, on pense à comment est-ce qu'on chauffe notre maison et l'électricité de notre maison? Qu'est-ce qu'on conduit ou comment, quel mode de transport on prend?

Et tout ce qu'on achète durant l'année, tout ça a une empreinte carbone. Alors, le gouvernement, c'est juste que, comme on l'avait dit, c'est un peu plus grand. Il n'y a pas un véhicule ou deux, il y a 40 000. Alors, il n'y a pas juste une maison. On a 10000-15000 de maisons à la défense, puis là, on a 40 000 édifices, etc. Alors, on a fait le portrait ici. À la gauche, c'est les gaz à effet de serre qu'on dit directs, Scope 1, 2, qui est du pétrole ou du gaz qu'on brûle directement pour chauffer nos maisons, pour chauffer notre immobilier ou notre électricité, ou qu'on met dans nos avions, dans nos navires ou dans nos autos.

Et tu peux voir que la plupart de nos émissions viennent de chauffer nos édifices, chauffer nos édifices ou le gaz qu'on met dans les avions et les navires et les autos. Ça, c'est les gaz à effet de serre direct. À droite, c'est les gaz à effet indirect qui est l'empreinte carbone qui est pour faire les choses qu'on achète. Tout ce qu'on achète, il faut que quelqu'un, il y a une usine quelque part qui fait l'affaire qui chauffe, qui fabrique notre affaire et le transporte à nous. Alors, si on regarde, on a analysé tout notre approvisionnement et on a dit où; est-ce qu'est la plus grande empreinte et où; on devrait se concentrer.

Le premier, c'est les véhicules, navires, avions, équipements scientifiques, et cetera. Deuxième, c'est d'énergie. C'est le, si on pense au pétrole, il faut le sortir de la terre puis l'amener à nous. Et là, on le met dans nos autos et on le brûle. Alors, il y a aussi l'empreinte, là. Et une chose comme la construction, le béton, l'acier, etc, les outils, il faut faire tous les ordinateurs, les moniteurs, etc. Alors, il y a toute sorte d'empreinte écologique dans tout ça. On va aller au prochain.

[00:25:35 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Stratégie pour un gouvernement vert (SGV) – aperçu »

« Objectif (Conformé à PARIS2015, COP21, CMP11) :

Zéro émissions nettes globales d'ici 2050

Réduction de 40 % des émissions des biens immobiliers et du parc de véhicules conventionnels d'ici 2025

Accroître la résilience climatique des actifs, des services et des activités essentiels d'ici 2035

Opérations gouvernementales écologiques globales

Stratégie (SGV) élaborée pour y parvenir :

Harmoniser les politiques, Mobiliser les partenaires, Mesurer le rendement

Biens immobiliers

Mobilité et Parc de Véhicules

Approvisionnement et Technologies Propres

Opérations résilientes au changement climatiques

Mise en œuvre :

Le SCT fournit des orientations, des conseils, et le Fonds pour un gouvernement vert

Soutien par les ministères experts (SCT, RNCan, CNRC, ECCC)

Ministères (et sociétés d'État) prenant des mesures

Rendement :

Réduction de 42,5 % des émissions de GES à ce jour (biens immobiliers et parc de véhicules conventionnels)

Réduction de 11,4 % des émissions provenant des opérations de sûreté et de sécurité nationale ».]

Alors, on a développé la stratégie pour un gouvernement vert avec quatre, en mettant l'accent sur quatre piliers.

Les biens immobiliers, la mobilité et le parc de véhicules, l'approvisionnement et les opérations résilientes aux changements climatiques. Comme vous pouvez le constater, notre objectif est de réduire de 40 % les émissions liées aux biens immobiliers et au parc de véhicules conventionnels. Et comme l'a dit Jocelyne, nous avons atteint 42,5 %. Nous avons donc atteint cet objectif de réduction de nos émissions d'ici 2025. Tous les cinq ans, cet objectif augmente de 10 %; nous visons également à atteindre la carboneutralité en matière de sécurité et de sûreté d'ici 2050, et nous avons déjà réduit ces émissions de 11 % à ce jour. Nous souhaitons également que nos infrastructures, activités et services essentiels soient globalement résilients face aux changements climatiques, et que nos opérations soient respectueuses de l'environnement. Le SCT définit les orientations, mais ce sont les ministères qui se chargent de la mise en œuvre. Les professionnel·les de l'approvisionnement, des biens immobiliers et du parc de véhicules. Diapositive suivante.

[00:26:33 Une diapositive s'affiche, présentant une photo d'un bâtiment à zéro émission nette situé au 2575, boulevard Sainte-Anne (Québec, QC) et une photo d'un véhicule de la GRC, portant le texte suivant :

« SGV – engagement clés :

Bâtiments : Transition vers des bâtiments zéro émissions nettes, et résilients face au climat; rénovations à faibles émissions de carbone; utilisation d'énergie propre

Parcs de véhicules : Électrifier les parcs de véhicules fédérales et utiliser des carburants à faibles émissions de carbone pour les flottes aériennes et maritimes

Approvisionnement : Intégrer les considérations environnementales dans les décisions d'achat

Résilience au climat : Intégrer les évaluations des risques climatiques à la planification et aux opérations »

« La GRC de West Shore dévoile deux autres véhicules électriques, alors que la force fédérale commence à passer à un parc de véhicules zéro émission ».]

C'est quoi les engagements clés? Dans les bâtiments, les nouveaux bâtiments, les rénovations, on veut que ça soit avec un objectif de bâtiments zéro émission nette. On veut utiliser de l'électricité propre à travers le pays. Alors, on achète de l'électricité propre. Parc de véhicules, on devrait acheter des véhicules zéro émission pour commencer.

Et en cas de circonstances exceptionnelles, nous pouvons envisager des dérogations.

L'approvisionnement est vraiment d'intégrer les considérations environnementales dans les décisions d'achat. Résilience au climat, dans notre planification des opérations et des actifs, pensez à comment est-ce qu'on peut inclure les changements climatiques. On a déjà, il y a de bons exemples comme la GRC. On a financé avec le Fonds pour un gouvernement vert les premières autos électriques pour la GRC, qu'ils sont en train de tester.

Je les ai essayés sur la piste d'essai de la GRC, dans l'est de la ville, et wow, ils accélèrent à une vitesse incroyable. C'est vraiment excitant, vraiment génial. Diapositive suivante.

[00:27:44 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Importance pour la collectivité des contrôleurs »

« Les répercussions des changements climatiques entraînent des coûts pour les opérations gouvernementales, mais agir peut permettre d'économiser de l'argent et de renforcer la résilience »

« Parc de véhicules :

Appliquer le CTP (coût total de possession) – peut signifier plus de capital, mais réduira les coûts d'exploitation (p. ex. moins de coûts d'essence)

Besoin de plus d'infrastructure de recharge pour les véhicules électrique, changer la façon de payer l'essence par rapport à la recharge électrique

Économies de 35 M$dans le parc de véhicules conventionnels grâce à la réduction de la taille du parc et de la consommation de carburant*

Biens immobiliers :

Vieillissement plus rapide, élévation du niveau de la mer, cycles de gel et de dégel; reconstruction des infrastructures après des événements extrêmes

Besoin d'immeubles zéro émissions nettes et de plans d'immobilisations résilients à zéro émissions nettes pour prévenir les pertes futures

Économies de 150 M$dans les immeubles grâce a des mesures comme la réduction de la consommation d'énergie

Approvisionnement et matériel :

Tenir compte de la gestion du cycle de vie (fonctionnement ou immobilisations), de la résilience, des biens en tant que service, d'une meilleure gestion du matériel, de la gestion et du réacheminement des déchets

Économiser de l'argent sur le gaspillage, le gaz, les opérations, le rajustement (bâtiments, biens)

Économies de 56 M$et 3,6 kt de GES en raison de la réduction de l'achat de téléphones cellulaires**

Services et opérations :

Répercussions financières (5 M$pour l'évacuation de la prison du Québec, évacuation de Yellowknife

Gestion de projet :

Appliquer la réflexion axée sur le cycle de vie – capital par rapport au fonctionnement et à l'entretien

Meilleur rapport qualité-prix (c.-à-d. qualité par rapport au bien le moins cher dès le départ

Voyages :

La location d'un véhicule électrique peut coûter plus cher au départ, mais moins cher en essence

*2023-2024 par rapport a 2005-2006

**Estimation basee sur 14 000 en 2024-2025 contre 88 000/an entre 2019-2022 ».]

En quoi c'est important pour la communauté de contrôle? Je vais vous donner quelques exemples concrets illustrant en quoi c'est important pour sur notre travail quotidien. On pense tout le temps aux coûts, aux économies, aux avantages, ce genre de choses. Si on prend l'exemple des véhicules électriques, comme l'a mentionné Jocelyne, quand on sait qu'il faut débourser 1,50 $ou 2 $le litre d'essence, on se rend compte qu'un véhicule électrique est très vite rentabilisé. Les véhicules électriques coûtent un peu plus cher à l'achat, mais leur utilisation ne coûte pratiquement rien.

Je suis allé à Montréal rendre visite à des amis. Je suis allé dans un quartier très branché. Personne n'arrivait à trouver de place de stationnement. J'avais un véhicule électrique. Il y avait une borne de recharge juste en face de l'endroit où; je devais me rendre. J'ai économisé 20 dollars sur le stationnement. La recharge m'a coûté 3,60 $, aller-retour jusqu'à Montréal. Donc, 3,60 $et j'ai économisé 20 $sur le stationnement. Je crois que j'ai gagné 16 dollars pendant mon voyage à Montréal. Si on multiplie ce chiffre par 40 000 véhicules, vous allez réaliser d'importantes économies. Vous n'avez pas à payer l'essence. Ce sont des choses que nous pouvons éviter en optant pour l'électrique. Nous pouvons réduire la taille de la flotte. Comme vous le savez, entretenir une flotte coûte très cher. C'est un actif très dispendieux. Comment pouvons-nous optimiser l'utilisation de cette flotte? Nous avons des outils pour y parvenir, la télématique de Ressources naturelles Canada, par exemple. Nous estimons réaliser environ 35 millions d'économies sur notre parc de véhicules, par exemple, chaque année, grâce à la réduction de sa taille et à la transition vers l'électrique.

Les biens immobiliers vieillissent plus rapidement, le niveau de la mer monte, ce qui oblige à construire des quais et autres plus en hauteur; il faut également composer avec les cycles de gel-dégel et la reconstruction des infrastructures après des événements extrêmes. Nous pourrions les rendre résistants aux aléas climatiques, privilégier des matériaux de meilleure qualité dès le départ et anticiper ce genre de situation, pour ne pas avoir à les reconstruire à chaque fois. Nous avons estimé avoir réalisé une économie de 150 millions sur les coûts énergétiques de nos bâtiments depuis le lancement de la Stratégie pour un gouvernement vert.

Pour l'approvisionnement et le matériel, pensez à la gestion du cycle de vie, aux dépenses d'exploitation par opposition aux dépenses d'investissement, à la résilience de vos chaînes d'approvisionnement, au concept de « biens en tant que service », à une meilleure gestion du matériel et au détournement des déchets. En réduisant le gaspillage, nous pouvons faire des économies. Nous pouvons réaliser des économies au niveau de nos activités, en adaptant nos effectifs et en acquérant des actifs dont la taille correspond exactement à nos besoins opérationnels. Par exemple, la décision prise par le Services partagés Canada de réduire le nombre de téléphones portables : combien de personnes en possèdent un? Ils sont là, mais ne les utilisons pas, parce que nous utilisons Teams à la place. La fabrication de chaque téléphone portable génère d'importantes émissions de carbone, et son utilisation a un coût financier. Alors, est-ce qu'on a vraiment besoin de tous ces téléphones portables?

Pour les services et opérations, le Service correctionnel du Canada a dû évacuer un établissement pénitentiaire à sécurité maximale situé au Québec en raison de feux de forêt. Vous imaginez. Je tire mon chapeau à SCC pour avoir réussi à mener cette opération à bien dans un délai très court, parce que, bien sûr, on vous avertit que vous devez évacuer la prison. Et grâce à leur plan de continuité des activités et à leur intervention, la prison a pu être évacuée. Mais ça représente également des millions de dollars de coûts, et il faut bien trouver un endroit où; mettre les prisonniers; on ne peut pas simplement leur appeler un Uber. Il faut trouver comment les transporter, etc.

La gestion de projet, c'est penser dès le départ au meilleur rapport qualité-prix. Quelle est la qualité d'un stylo si, après l'avoir acheté, il est vide au bout de trois jours parce que c'était le moins cher, et qu'il faut en racheter un autre, puis encore un autre, et encore un autre? C'est mieux d'acheter un stylo de qualité et de le garder pendant plus de cinq ans, par exemple.

Et enfin, pour les voyages, on le constate notamment avec les déplacements professionnels. L'essence n'est plus nécessaire. Les employé·es n'ont plus besoin de carte essence, mais veulent recharger leur véhicule. Ça ne leur coûte peut-être que 2 dollars au lieu des 50 dollars nécessaires pour faire le plein d'essence, mais notre système financier est-il capable de s'adapter? Et comment rembourser quelqu'un qui a dépensé 2 $en électricité, par opposition à une carte essence de 50 $, dont le système est bien établi?

Ce ne sont que des exemples, mais nous devons repenser notre système financier. Est-ce qu'il s'y adapte? Pensez à notre gestion de projet sur le long terme : beaucoup d'entre vous, notamment les professionnel·les de la gestion de projet, des biens immobiliers, des collectivités, etc., connaissent bien ces enjeux. La question est de savoir comment gérer ces aspects dans ce nouvel environnement. Diapositive suivante.

[00:32:17 Une diapositive s'affiche avec le texte :

« Principales considérations :

Comment votre ministère peut-il atteindre des opérations zéro émissions nettes de la manière la plus rentable possible sans nuire aux opérations ou en améliorant les opérations?

Comment les changements climatiques affectent-ils les services, les activités (opérations) et les biens de votre ministère, et donc les finances?

Comment pouvez-vous appliquer la surveillance et la gestion des risques dans le contexte des changements climatiques? Quelles mesures votre ministère peut-il prendre pour reduire les impacts et s'adapter aux changements climatiques?

Comment investissez-vous aux bons endroits (p. ex. appliquer une optique de changements climatiques aux plans d'investissement, à la planification du plan d'activités intégré, aux risques organisationnels, a l'intégration de mesures de résilience face au climat à zéro émissions nettes dans les Stratégies relatives au portefeuille des biens immobiliers), y compris comment se préparer aux événements imprévus qui sont maintenant prévus? »]

Les principales considérations, c'est-à-dire quelques éléments auxquels il faut réfléchir. Comment votre ministère peut-il atteindre la carboneutralité dans ses activités? Chaque ministère dispose d'une stratégie de développement durable, d'un plan de gestion des biens immobiliers et d'un plan d'investissement qui devraient refléter tous ces éléments. Concernant le plan de carboneutralité de votre ministère, discutez-en avec vos responsables environnementaux, qui font généralement partie de l'équipe du DPF. Comment les décisions que vous prenez en matière d'approvisionnement, de gestion du matériel, de biens immobiliers, de planification des investissements et de planification des projets peuvent-elles s'inscrire dans cette dynamique et contribuer à la faire avancer pour nous permettre d'atteindre cet objectif? Parce que toutes les décisions que vous prenez à ce sujet devraient aller dans la même direction, bien sûr.

Qu'est-ce que ça implique pour votre gestion des risques, pour vos activités, pour vos actifs? À cause des changements climatiques, nous pensons que les calendriers d'entretien seront avancés de 10 ans. Qu'en est-il de vos activités? Comment vont-elles s'adapter aux changements climatiques? Comment allons-nous atténuer les répercussions pour pouvoir continuer à fournir des services essentiels aux Canadien·nes? Et ensuite, comment appliquer cette perspective climatique à tous les éléments dont nous venons de parler?

Cette communauté est en première ligne de la lutte contre les changements climatiques. Croyez-le ou non, vous n'y avez peut-être pas pensé, mais la manière dont nous chauffons nos bâtiments, dont nous nous déplaçons, la façon dont nous gérons notre matériel, dont nous concevons nos projets et en évaluons les coûts : tout ça fait en réalité partie des mesures que nous devons prendre pour mettre en œuvre l'action climatique et prendre les choses en main. C'est ce que nous devons faire, ce que les Canadien·nes doivent faire chaque jour, et c'est ce que nous devons faire en tant que grande organisation. Nous pouvons ainsi montrer la voie.

Alors, merci beaucoup. Ça vous donne des idées. Je suis content d'avoir une bonne discussion un peu plus tard.

Jocelyne Charron : On va avoir le temps pour les discussions. Je vous rappelle, vous pouvez utiliser la fonction chat dans la plateforme pour nous partager vos questions. On va y venir tantôt. Là, on a le segment avec Sarah. Donc, vous allez voir un peu des exemples tangibles d'un ministère. Mais merci, Nick, honnêtement d'avoir un peu insérer notre audience un peu sur ce qu'ils peuvent faire, pourquoi c'est important, comment on peut intégrer ça un peu dans les processus, dans les fonctions qui sont déjà en place.

On ne demande pas de commencer des nouvelles choses. On demande d'intégrer des concepts dans des processus existants et dans des façons de faire qui sont déjà établies, qui est un peu la raison d'être de la session d'aujourd'hui. On voyait un peu par l'OCDE, tu sais, on voit l'impact de l'approvisionnement. Puis quand on choisit par exemple de créer un créneau, ça peut générer des changements de comportement. Donc, si on peut réussir un peu par des poussées au niveau de l'approvisionnement, de changer la façon que les fournisseurs vont répondre aux demandes du gouvernement.

Si on met des objectifs. Ce qui est mesuré est réalisé. Donc, si on met des exigences aussi, ça va créer des comportements dans la chaîne de production. Donc, je pense que c'est un peu l'appel à l'action ou l'appel à la curiosité dont tu nous fais part. Donc, un grand merci. Et c'est de beaux exemples tangibles aussi pour les gens à l'écoute. Donc, Sarah, viens nous parler un petit peu là. Là, on a la littératie. On comprend le pourquoi, on comprend l'importance un peu. On voit ce que ça veut dire sur les terres canadiennes aussi, on a eu malheureusement des enjeux difficiles liés à des feux de forêt assez dévastateurs. Donc, qu'est-ce qui se passe au ministère de la Défense nationale de façon tangible? À toi, Sarah.

Sarah Evans (directrice générale, Environnement et gestion durable, ministère de la Défense nationale) : Merci, Jocelyne.

[00:36:21 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Écologisation de la Défense : Présentation de la série sur les perspectives de la fonction de contrôleur – École de la fonction publique du Canada, Le 30 avril 2026 »

« Sarah Evans, Directrice générale – Environnement et gestion durable, Ministère de la Défense nationale »]

Ça fait grand plaisir d'être ici cet après-midi avec toi et avec Nick. Comme Jocelyne a dit, mon nom est Sarah Evans. Je suis la directrice générale d'environnement et gestion durable. C'est un plaisir d'être ici cet après-midi pour discuter l'écologisation de la défense. Et Jocelyne, tu avais des difficultés avec la prononciation d'écologisation. Une anglophone comme moi n'a aucune chance de bien prononcer ce mot. D'accord. La prochaine, merci.

[00:36:54 Une diapositive s'affiche avec le texte :

« Portefeuille des biens immobiliers de la Défense :

Plus de 600 propriétés au Canada

2,2 millions d'hectares (6 % de l'inventaire des terres fédérales)

21 000 bâtiments (38 % des immeubles fédéraux)

20,000 ouvrages, y compris des jetés, des pistes, des secteurs d'entraînement et des routes

Évaluation de 2024-2025 : Valeur de remplacement du portefeuille de 100 milliards de dollars, Entretien différé de 8,2 milliards de dollars, Budget de fonctionnement annuel de 2,4 milliards de dollars

Passifs de 2024-2025 : Obligations liées à la mise hors service d'une immobilisation de 2,7 milliards de dollars, Passif relatif à l'assainissement de 785 millions de dollars, Élimination des munitions explosives non explosées (UXO) de 121 millions de dollars

Plus de 150 espèces en péril »]

Tout d'abord, pour mettre les choses dans leur contexte, que se passe-t-il au ministère de la Défense? Le secteur de la défense est gigantesque. Selon les indicateurs que l'on utilise – nous en avons d'ailleurs déjà beaucoup parlé cet après-midi –, nous sommes sans doute le plus grand et le plus complexe des détenteurs de biens immobiliers au sein du gouvernement, avec plus de 20 000 bâtiments, plus de 20 000 ouvrages techniques comme des jetées – où; nous amarrons nos navires –, des pistes d'atterrissage pour nos avions de chasse, des routes, ainsi que des infrastructures linéaires d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées pour l'ensemble de nos actifs.

Pour ceux et celles qui n'ont jamais vu de base militaire ou d'escadre, chacune d'entre elles s'apparente à un mélange entre une petite commune et un grand complexe industriel. La valeur de remplacement de notre portefeuille de biens immobiliers est estimée à plus de 100 milliards de dollars. Nous sommes également confrontés à des défis de taille liés au retard accumulé en matière d'entretien et à la responsabilité civile découlant de la contamination de certains sites résultant de nos activités passées, ainsi qu'à la présence de munitions non explosées, c'est-à-dire essentiellement des bombes qui n'ont pas explosé comme prévu lors d'exercices d'entraînement. Aucun des chiffres que je présente aujourd'hui ne tient compte des actifs de la Garde côtière qui ont récemment rejoint l'équipe de la Défense à la suite d'un décret du Conseil datant de septembre 2025. Diapositive suivante, s'il vous plaît.

[00:38:15 Une diapositive s'affiche, présentant des images de véhicules militaires ainsi qu'un graphique indiquant les types de matériel et leur valeur en millions de dollars en 2025.]

Nous avons aussi un grand portefeuille de matériel. Ça inclut des (inaudible), une variété de véhicules, des machines, etc. Et avec le matériel, on parle en milliards. Milliards. On dépense environ 8 milliards par année pour 140 000 d'approvisionnement. Prochaine étape.

[00:38:42 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Facteurs stratégiques de la Défense »

« Notre Nord, fort et libre : Une vision renouvelée pour la défense du Canada »

« Stratégie industrielle de défense du Canada »

« Investissements stratégiques pour un paysage mondial en évolution :

En 2025, le gouvernement du Canada s'est engagé à transformer en profondeur les Forces armées canadiennes au moyen d'investissements soutenus et à long terme.

Le Canada a atteint la cible de l'OTAN relative aux dépensées liées à la défense, c'est-à-dire 2 % du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l'AF 2025-26. Ce pourcentage devrait être porté a 3,5 % du PIB d'ici 2035, ce qui marque un tournant décisif par rapport au financement épisodique du passé.

Les investissements visant à réparer les fondations et à renforcer la résilience des infrastructures sont essentiels pour maintenir la capacité opérationnelle dans un milieu en évolution,

Le Canada a récemment publié sa toute première stratégie industrielle de défense afin de consolider la base industrielle de défense, le réseau d'entreprises, les chaînes d'approvisionnement et les réseaux d'innovation du Canada. »]

Bien sûr, nous ne disposons pas de tous ces actifs simplement pour le plaisir de les posséder. Nous les détenons pour permettre le bon fonctionnement de l'équipe de défense et des Forces armées canadiennes, notamment pour respecter nos engagements internationaux envers l'OTAN et le NORAD. Dans le cadre de ces engagements, nous avons considérablement accru nos investissements dans le domaine de la défense, notamment en respectant récemment nos engagements de 2 % au titre de l'OTAN. Diapositive suivante, s'il vous plaît.

[00:39:09 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Facteurs strategiques d'ecologisation :

Stratégie de la Défense sur le climat et la durabilité 2023-2027 (SDCD)

Stratégie fédérale de développement durable 2022-2026 (SFDD)

Stratégie pour un gouvernement vert (SGV)

Plan d'action de l'OTAN sur le changement climatique et la sécurité

Objectifs de développement durable (ODD) de l'Organisation des Nations Unies (ONU)

Exigences des politiques du Conseil du Tresor

Plan d'action pour les sites contamines fédéraux (PASCF) »]

En même temps, on travaille dans un environnement de droits, régulations et politiques très complexes avec beaucoup différents ministères qui ont une énorme quantité de règles, indicateurs et rapports obligatoires. Prochaine, s'il te plaît.

[00:39:31 Une diapositive s'affiche, présentant la page couverture de la « Stratégie de la Défense sur le climat et la durabilité 2023-2027 », accompagnée du texte suivant :

« Stratégie de la Défense sur le climat et la durabilité

S'harmonise avec les priorités et les partenariats du gouvernement – intègre les engagements en matière d'écologisation découlant de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD), de la Stratégie pour un gouvernement vert (SGV), de l'ONU et de l'OTAN.

Reddition de comptes et progrès mesurables – établit des cibles et assure le suivi des résultats au fil du temps par l'entremise de rapports d'étape annuels.

Reduction de l'empreinte écologique – reconnaît que le MDN est le plus grand utilisateur d'énergie et émetteur de GES du gouvernement fédéral; établit les orientations visant à prioriser l'atteinte de la carboneutralité du portefeuille immobilier, le verdissement des flottes, l'approvisionnement durable et la réduction des déchets.

Opérations de défense résilientes face au changement climatique – souligne la nécessité d'évaluer et d'adapter les infrastructures, l'équipement, l'instruction et les missions en fonction des risques liés au changement climatique, au pays comme à l'étranger. »]

Comment gérer une telle situation? Afin de nous guider dans cet environnement complexe et de progresser vers la réalisation des objectifs de la Stratégie pour un gouvernement vert, nous avons élaboré notre propre stratégie en matière de défense, de climat et de développement durable, que nous actualisons tous les deux ou trois ans pour l'adapter à l'évolution de notre contexte. Notre stratégie ministérielle nous aide à aligner nos efforts sur le contexte politique global, tout en tenant compte de notre réalité opérationnelle. Je vais maintenant examiner de plus près les quatre piliers fondamentaux de la Stratégie pour un gouvernement vert présentés par Nick, ainsi que la manière dont nous mettons en œuvre les orientations politiques au sein du ministère de la Défense nationale pour chacun de ces quatre piliers. Diapositive suivante, s'il vous plaît.

[00:40:16 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Engagements relatifs à la SGV : Biens immobiliers »

« Politiques et plans ministériels :

DOAD 1000-11 et série 4000, gestion des infrastructures et de l'environnement

Stratégie du portefeuille de biens immobiliers de la Défense

Directive sur les bâtiments écologiques

Plans (base) pour la carboneutralité

Accord d'achats d'énergie verte :

L'Alberta, la Saskatchewan et d'autres provinces à l'étude

Project d'énergie solaire à la Base Gagetown

Contrats de rendement énergétique :

27 ont été mis en œuvre dans des bases partout au Canada, ce qui a permis de réduire les GES de plus de 27 000 tonnes d'équivalent en dioxyde de carbone

Bâtiments résidentiels carboneutres pour les membres des FAC

Toute nouvelle construction résidentielle construite selon des normes de carboneutralité ou de logements prêts pour la carboneutralité ou de logements prêts pour la carboneutralité »]

Premièrement, un sujet près de mon cœur, les biens immobiliers. En addition de notre stratégie en eau, on mettra en œuvre la stratégie pour un gouvernement vert. Nous avons des politiques et des directives spécifiques de notre ministère. Aussi, on a des accords pour acheter de l'énergie verte et des contrats de rendement énergétique, des outils très innovatifs. Prochaine, s'il te plaît.

[00:40:49 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Engagements relatifs à la SGV : Gestion de l'approvisionnement et du matériel »

« Politiques et plans ministériels :

DOAD 1000-4, Cadre stratégique de la gestion du matériel et des biens

DOAD 3015-0, Achats écologiques

DOAD 3015-1, Gestion des achats écologiques

Manuel d'administration des achats (MAA)

Aide-mémoire pour l'acquisition écologique

Mettre davantage l'accent sur l'approvisionnement carboneutre :

Divulgation des émissions de GES et des cibles de réduction dans les contrats d'approvisionnement depuis avril 2023

Évaluations du cycle de vie requises pour les acquisitions de plus de 25 millions de dollars lancées après le 1er avril 2025

Mise en œuvre des critères des catégories environnementales élevées d'ici la fin de 2026 »]

D'autre part, en matière d'approvisionnement et de gestion du matériel, nous disposons également de directives internes ainsi que d'outils de travail, et nous avons mis l'accent tout particulièrement sur l'approvisionnement écologique. Nous avons constaté que, compte tenu de la taille importante de notre ministère, il est essentiel de définir très clairement ce que nous attendons des collaborateurs du MDN pour nous aligner sur la réalisation de nos objectifs ministériels. Diapositive suivante, s'il vous plaît.

[00:41:17 Une diapositive s'affiche, présentant la photo d'un membre des Forces armées canadiennes en train de recharger un véhicule électrique, accompagnée du texte suivant :

« Engagements relatifs à la SGV : Mobilité et flotte »

« Politiques et plans ministériels :

Plans de décarbonisation pour la flotte de véhicules de la sûreté et sécurité nationales (SSN)

Stratégie de la voie vers la carboneutralité de l'Aviation royale canadienne

Flotte de véhicules légers à zéro émission d'ici 2030

Flotte de véhicules utilitaires légers commerciaux du MDN entièrement composé de véhicules zéro émission ou hybrides en fonction de la disponibilité

Émissions carboneutres de gaz à effet de serre de la flotte de la sûreté et sécurité nationales d'ici 2050

Carburants à faible teneur en carbone dans les flottes maritimes et aériennes »]

Troisièmement, pour notre flotte, un aspect clé de réaliser les objectifs de la stratégie pour un gouvernement vert, c'est l'approvisionnement de carbone à faible teneur en carbone. Notre équipe travaille très proche avec l'équipe de Nick. Comme Jocelyne a dit, c'est absolument une (inaudible) de l'équipe. Et les autres équipes donnent du support essentiel pour nous. Prochaine étape, s'il te plaît.

[00:41:47 Une diapositive s'affiche, présentant une carte des risques climatiques du MDN accompagnée du texte suivant :

« Engagements relatifs à la SGV : Activités et services résilients au climat :

Risques climatiques : l'augmentation des conditions météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles, l'élévation du niveau de la mer et le réchauffement de l'Arctique

Changement opérationnel : l'augmentation des missions humanitaires et en cas de catastrophes, ainsi que les opérations dans l'Arctique

Répercussions : des vulnérabilités plus importantes, comme l'usure et les dommages à l'équipement et aux installations, des coûts d'entretien et de réfection plus élevés et une dépendance accrue a l'égard des infrastructures et des services publics résilients

64 % des biens immobiliers sont exposés a un risque élevé ou plus élevé de répercussions climatiques d'ici 2050

Les ressources critiques doivent être évaluées d'ici 2030 et des mesures doivent être prises pour atténuer les risques d'ici 2035 »]

Enfin, en ce qui concerne les risques climatiques et la résilience, c'est un domaine dans lequel nous avons déjà mené certaines actions, mais où; il nous reste encore beaucoup à faire. Nous avons collaboré avec AECOM pour réaliser une évaluation de la vulnérabilité aux changements climatiques à l'échelle de l'ensemble de notre portefeuille. L'image que vous voyez à l'écran est tirée de leur rapport. Du point de vue du MDN, les changements climatiques ont des répercussions importantes sur nos opérations, notamment en raison de l'augmentation des déploiements à caractère humanitaire, des besoins accrus en matière de secours en cas de catastrophe, de l'évolution des environnements opérationnels, en particulier dans l'Arctique, et, bien sûr, des risques importants pour notre parc d'infrastructures. Nous nous efforçons toutefois de mieux cerner ces risques et ces répercussions. Nous travaillons également en temps réel pour intégrer les conclusions relatives aux vulnérabilités dans nos plans de développement immobilier et nos projets, tout en mettant en œuvre le Code national du bâtiment actualisé, qui comprend des normes de conception adaptées aux conditions climatiques futures. Diapositive suivante, s'il vous plaît.

[00:42:56 Une diapositive intitulée « Questions » s'affiche, portant le texte : « Sarah Evans, directrice générale, Environnement et gestion durable : Sarah.Evans3@forces.gc.ca »

Je vais arrêter ici, Jocelyne, et retourner à toi la parole parce que je préfère les discussions. Et je sais qu'on va discuter beaucoup de questions cet après-midi.

Jocelyne Charron : Absolument. Tu vois qu'on a déjà des questions qui nous arrivent dans le chat. Donc, les gens écoutaient. Ils sont curieux de par la conversation de cet après-midi. Donc, tant mieux. On a des questions qu'on avait déjà formulées et je vais aussi aller aux questions qui nous sont acheminées du clavardage. Mais avant peut-être, moi, j'ai une question. Et évidemment, je viens de la collectivité de la fonction financière, je suis un CPA. On voit que le Canada est en train de regarder un peu aux principes comptables en ce qui a trait à comment intégrer les rapports sur l'environnement.

Donc, il y a déjà d'autres pays qui ont ce genre de cadre-là. Au Canada, on est en train de se pencher un peu sur ça. Donc, pour moi, la conversation aujourd'hui est hyper importante parce qu'on veut un peu créer au moins une curiosité, élever le niveau de littératie en ce qui a trait à ce sujet-là, un peut aider les gens faire le pont par rapport à leur fonction et une autre. Et aussi comment on peut s'entraider même au sein de nos ministères, étant donné qu'on n'a peut-être seulement qu'une portion, un peu de la stratégie ou des fonctions. Donc, je pense que ça va laisser un impact positif autour de nous.

L'une de mes questions, qui n'est pas facile, est en fait la suivante : j'ai l'impression qu'en tant que gouvernement, nous avons toujours tendance, lors de l'approvisionnement, à privilégier les coûts les plus bas. Mais quand on se penche sur les questions d'écologisation, ça revient parfois plus cher à court terme. Et comme l'a mentionné Nick, par exemple, un stylo : Si c'est un stylo acheté qui ne fonctionnera que pendant six mois, il finit ensuite à la décharge, et on ne prend pas en compte le coût des décharges. Qu'est-ce que l'économie circulaire et quel est son impact? Je crois que ma caméra a cessé de fonctionner, mais me revoilà.

Nick Xenos : Vous êtes de retour. Oui.

Jocelyne Charron : Oui. Je suis désolée. C'est arrivé tout seul. Je m'excuse. Donc, tout ce qui touche à l'économie circulaire, nous avons tendance à aller vers ce type d'approvisionnement à moindre coût. Comment les ministères peuvent-ils mettre en balance les économies à long terme et les avantages environnementaux liés aux investissements écologiques avec les contraintes budgétaires à court terme et les priorités opérationnelles concurrentes? Nous savons que nous y sommes confrontés. Compte tenu de certaines réductions (inaudibles). Je pense qu'il y a des choses que nous pouvons améliorer ici. Nous n'avons peut-être pas trouvé le juste équilibre, mais j'aimerais avoir vos idées sur le sujet.

Nick Xenos : Je peux commencer. Excellente question, qui touche à la fois à l'économie circulaire et à la question des coûts à court et à long terme. Je vais d'abord dire quelques mots sur l'économie circulaire. Quand on y pense. L'économie circulaire est un concept assez naturel. D'un point de vue historique, les humains l'ont souvent fait quand on pense aux écosystèmes. Dans un écosystème, il n'y a pas de gaspillage. Les déchets d'un animal, c'est la nourriture d'un autre. Et tout se déroule selon un processus circulaire. Quand on se rend dans la nature, on ne trouve aucun tas de déchets. On ne va pas abattre tous les arbres, puis fabriquer des bureaux, puis jeter ces bureaux à la poubelle, avant d'abattre d'autres arbres, de fabriquer d'autres bureaux et de les jeter à la poubelle. C'est une façon très peu efficace d'interagir avec la planète, si l'on peut dire. Il existe de nombreux exemples de bonne circularité qui permettent également de réaliser des économies. Si on réutilise les choses, ça revient moins cher. Si vous achetez d'occasion, c'est moins cher. Si on utilise les choses de manière plus optimale, ça revient moins cher.

Quand on pense aux coûts, on se concentre souvent uniquement sur le coût d'investissement lié à l'achat. Ni le coût d'utilisation, ni le coût d'exploitation, le coût lié à sa durée de vie, le coût lié au gaspillage, le coût lié au rachat, ou les frais généraux liés à cet objet. Je vais utiliser l'exemple d'un souffleur de feuilles. J'utilise toujours mon souffleur de feuilles comme exemple. Mon beau-père m'a offert un souffleur de feuilles. Il pensait me faire plaisir en me l'offrant. Quand j'y pense, j'utilise le souffleur de feuilles peut-être six heures par an, mais j'ai besoin d'une remise pour le ranger, et ensuite je dois passer du temps à le déplacer pour pouvoir accéder aux pelles, à mes pneus d'hiver et à ce genre de choses. Certains d'entre nous ont une remise ou un garage rempli d'appareils de ce genre. Il nous faut un autre garage, ou une maison plus grande, ou alors il faut chauffer ou climatiser tout ça.

Il faut tenir compte de ces frais généraux, et nos collègues du service de gestion du matériel les connaissent bien. Ils le vivent au quotidien. Est-ce qu'il vaut mieux que mon voisin vienne chez moi et me demande : « Je peux t'emprunter ton souffleur de feuilles? » Et moi je dirais : « Oui bien sûr, tu peux m'emprunter mon souffleur de feuilles », pour qu'il puisse s'en servir et moi aussi, et qu'il soit utilisé 12 heures par an au lieu de six. Il n'a pas besoin de le ranger. Il n'a pas besoin de faire quoi que ce soit. Même si je lui faisais payer un dollar, un jeune du quartier à l'esprit d'entreprise pourrait tout simplement acheter un souffleur de feuilles et faire payer cinq dollars à chacun pour l'utiliser, ou bien demander dix dollars et s'en charger lui-même, en faire le travail à leur place.

Vous avez donc pris un actif qui n'est utilisé que 1 % du temps. Pour vous en servir 80 % du temps. Vous allez répartir son coût sur cette période. Maintenant, on n'aura plus besoin de 100 souffleurs de feuilles dans le quartier. Un seul suffira, ce qui aura un impact environnemental bien moindre. Quand on parle de coûts, il faut prendre en compte tous les coûts. Pensez au coût d'achat, d'utilisation et d'élimination. Puis, pensez à associer l'écologisation aux synergies actuelles, comme les économies de coûts, par exemple. Comment peut-on faire des économies tout en adoptant un comportement plus respectueux de l'environnement? Et c'est là que l'impact est le plus fort. Prenez un hôtel. Cet hôtel dit maintenant qu'il ne lavera pas vos serviettes à moins que vous ne les mettiez par terre. Avant, il les lavait tous les jours. Combien d'entre nous lavent leurs serviettes tous les jours? Nous ne lavons pas nos serviettes tous les jours.

Jocelyne Charron : J'adore cet exemple.

Nick Xenos : Ça permet de réduire le prix de la chambre d'hôtel, et de toute façon, nous n'en avions pas besoin. Il faut rechercher ces synergies.

Jocelyne Charron : Pour les hôtels, c'est une façon de faire des économies. Ils ont donc réalisé des économies sous le prétexte de l'écologisation et ont profité de cette occasion pour réduire leurs coûts d'exploitation, ce qui, à mon sens, est tout simplement génial. Et puis, en ce qui concerne l'empreinte écologique, je pense qu'on peut utiliser une serviette deux fois. Je suis tout à fait d'accord. En ce qui concerne notre calcul des coûts – et nous avons sans doute parmi nous des expert·es en calcul des coûts ou des expert·es financiers –, il s'agit peut-être même de présenter cette vision plus large, à plus long terme, ce cycle de vie, et même d'intégrer ces concepts dans votre analyse. Vous pouvez commencer à sensibiliser un peu les gens à cette question et peut-être influencer certaines décisions.

Je sais que le ministère des Finances du Canada publie chaque année un rapport visant à évaluer le montant de ces engagements futurs dont nous ne connaissons pas encore l'ampleur, et qui résulteront des catastrophes climatiques sur le cadre budgétaire. Quand on voit des événements comme les feux à Jasper, il y a eu un impact sur le cadre budgétaire. Quand on examine ces catastrophes naturelles et les investissements que le gouvernement devra consentir, il s'agit d'une part de comprendre ce que ça implique, mais d'autre part d'essayer d'en chiffrer le coût, car la question n'est pas de savoir si ça va arriver, mais quand ça va arriver. Ce n'est pas une question de « si », mais de « quand » : il s'agit de commencer à l'intégrer dans nos décisions et dans notre planification. Je pense qu'en tant que pays, nous prenons conscience de l'importance de cette question, mais que nous ne disposons peut-être pas de toutes les bonnes pratiques dont d'autres pays pourraient bénéficier. Mais nous pouvons aussi tirer des enseignements de ceux et celles qui ont ouvert la voie avant nous et peut-être améliorer notre niveau de maîtrise dans ce domaine. Très intéressant. Merci. Nous sommes tous et toutes déjà allé·es dans des hôtels où; nous avons constaté ces changements dans leurs procédures d'exploitation.

Je vais maintenant aborder la question posée dans le clavardage. Nous avons également préparé quelques questions, mais nous tenons à nous assurer que nous répondons bien à certaines de vos interrogations. Celle-ci s'adresse peut-être à vous, Sarah, en lien avec votre segment sur le MDN. Le MDN dispose-t-il d'une stratégie en matière de recharge pour VE au sein de son ministère, et pouvez-vous nous parler des défis à relever? La recharge pour VE, ce sont les bornes de recharge pour vos véhicules électriques. Quand j'étais à ISED, nous avons assisté à une importante transition vers les véhicules électriques, mais il n'y avait pas assez de bornes de recharge, en particulier dans les zones éloignées. L'argument économique en faveur du passage de votre flotte à des véhicules entièrement électriques perd de son poids s'il n'y a pas de bornes de recharge réellement disponibles, d'autant plus que le Canada est un pays très vaste. Et parfois, ce n'est pas rentable de déployer certaines de ces infrastructures d'un bout à l'autre du pays, mais je suis sûr que c'est une réalité pour le MDN. Alors, Sarah, j'aimerais connaître votre avis là-dessus.

Sarah Evans : Oui, merci pour cette question. Cet élément a sans aucun doute constitué un défi pour le MDN, et même si nous faisons des progrès, c'est une question sur laquelle nous continuons à travailler. En ce qui concerne notre manière de procéder pour y arriver, j'ai évoqué dans ma présentation nos grandes politiques et directives ministérielles. Pour concrétiser ces objectifs, nous travaillons notamment avec ce que nous appelons les « L1 » ou niveau 1, c'est-à-dire l'ensemble de nos directions générales au sein du ministère. L'Armée de terre est classée L1, l'Armée de l'air est classée L1, la Marine est classée L1, etc. Ensuite, nous collaborons avec des personnes clés au sein de chacune de ces directions générales pour déterminer comment mettre en œuvre nos politiques et nos directives, et d'élaborer des procédures adaptées à leurs besoins.

Lorsqu'on parle de la recharge des véhicules électriques au sein d'autres ministères, une grande partie de notre parc de véhicules est sans doute plus comparable à ce que fait l'Armée de terre, parce qu'elle gère bon nombre de nos bases terrestres. Outre les chars et ce que l'on considère généralement comme une flotte militaire, elle dispose également de nombreux véhicules comme ceux que l'on trouve dans les flottes générales d'autres ministères. Nous avons donc collaboré avec leur équipe pour mettre en place des politiques, des procédures et des directives adaptées à leurs besoins. Nous avons également des plans de décarbonisation précis pour chacune de ces directions générales clés de niveau 1, y compris l'Armée de terre, qui intègre bien sûr largement l'infrastructure dédiée aux véhicules électriques et nos efforts pour aller dans cette direction en ce qui concerne notre parc de véhicules, et ça a sans aucun doute constitué un véritable défi.

J'étais récemment en déplacement et j'ai eu une conversation très intéressante avec un adjudant-chef qui m'a raccompagné à l'aéroport; il conduisait un véhicule électrique. Je lui ai demandé comment fonctionnait la recharge des véhicules électriques sur la base. Quels étaient les défis et les difficultés qu'il avait rencontrés. Il m'a expliqué qu'ils devaient mettre en place une procédure particulière pour déterminer quand déplacer le véhicule une fois complètement rechargé, ce qui est un aspect auquel je n'aurais jamais pensé comme un défi opérationnel lorsque nous envisagions de déployer ces véhicules au sein du ministère de la Défense; mais en y réfléchissant bien, on ne dispose pas d'autant de chargeurs que de véhicules. À un certain moment, quelqu'un va ramener un véhicule à la base. Tous les chargeurs sont pleins. La question qui se pose est donc, quel véhicule faut-il déplacer, qui décide quel véhicule déplacer, et où; faut-il le déplacer?

Parfois, quand les gens entendent parler de ça, ça leur semble un peu ridicule. Mais on se rend compte que, lorsqu'il s'agit d'opérations de l'ampleur de la défense nationale, c'est justement ce niveau de précision dont nous avons besoin dans nos procédures pour pouvoir réellement mettre en place une infrastructure de recharge pour véhicules électriques. Pour que ça fonctionne, nous avons dû faire face à toutes sortes de défis, car les équipes chargées de l'achat des véhicules ne sont pas les mêmes que celles chargées de l'achat des infrastructures. Dans certains cas, lorsque nous avons commencé à mettre en place ce système, certaines bases disposaient d'infrastructures de recharge, mais pas de véhicules, tandis que d'autres bases disposaient de véhicules, mais pas d'infrastructures de recharge. Nous avons donc collaboré avec l'ensemble de nos L1 pour élaborer des plans de décarbonisation précis adaptés à leurs besoins, en tenant compte de leur réalité opérationnelle, et la question de la recharge des véhicules électriques fait partie intégrante de ces plans. J'espère que ça répond à votre question, Jocelyne.

Jocelyne Charron : Ça répond effectivement à la question, et c'est très intéressant, parce que vous avez à composer avec des vies potentiellement en jeu et vous devez agir rapidement pour déployer le véhicule; on ne peut pas utiliser un véhicule chargé à seulement un quart de sa capacité, qui pourrait entraîner l'échec de l'opération. Ou vous ne protégez pas les vies. Je comprends pourquoi ce protocole est si important, compte tenu du mandat du MDN et de la nature de ses activités. C'était un peu la même chose à ISED, pour les véhicules qui doivent surveiller le spectre des télécommunications, s'il y a une interférence sur ce spectre, par exemple au niveau d'un aéroport, et qu'ils doivent alors intervenir très rapidement. C'est un véritable défi quand on y réfléchit. Les activités et les interventions gouvernementales que nous menons sont parfois très proches des Canadien·nes et sont d'une grande importance. Tout revient aux procédures opérationnelles. Je comprends. Je comprends ce que vous vivez, Sarah. Une question a été posée sur le clavardage au sujet de la collaboration avec d'autres ministères. Je sais que RNCan y travaille, et que le ministère des Transports y travaille aussi. Est-ce le cas pour le MDN aussi? Comment collaborons-nous entre les différents ministères pour répondre à certains de ces besoins en matière d'infrastructures pour les bornes de recharge des véhicules électriques à travers le Canada? Je pars du principe que nous travaillons ensemble.

Sarah Evans : Absolument. C'est sans aucun doute un sport d'équipe. Nous travaillons avec toutes sortes de ministères de soutien spécialisé. Nous collaborons également avec d'autres grands responsables, dont nous pouvons tirer des enseignements, et nous nous efforçons aussi de nous améliorer en tirant les leçons de nos propres expériences. Si une base a trouvé une solution efficace, peut-elle partager ces enseignements avec les autres? Nous avons également des communautés de pratique au sein même du ministère. Nous collaborons aussi très activement avec les communautés de pratique au sein du gouvernement du Canada, et c'est un atout important de pouvoir compter sur Nick et son équipe. Nick et son équipe réussissent brillamment à rassembler tous les ministères clés au sein du gouvernement. Lorsqu'on doit relever un défi précis, qu'on cherche à trouver comment faire fonctionner quelque chose, je commence généralement par appeler Nick et son équipe, car ils ont souvent beaucoup d'expérience dans ce domaine. Ils disposent d'un vaste réseau de contacts au sein du gouvernement, mais aussi dans le secteur privé, et je pense qu'ils jouent un rôle vraiment important pour l'ensemble des ministères en facilitant les échanges entre tous, pour nous permettre d'apprendre des autres, car je suis convaincue qu'il n'y a pas de problèmes nouveaux. Ce ne sont que des problèmes pour lesquels quelqu'un d'autre, quelque part, a probablement déjà trouvé une solution, et nous devons simplement veiller à travailler ensemble pour déterminer comment améliorer et mettre en œuvre tous ces éléments ensemble. Et parfois, nous devons nous adapter, et c'est normal, mais je pense que l'union fait la force et que c'est la meilleure chance que nous ayons d'atteindre nos objectifs.

Jocelyne Charron : J'adore ça. Tout à l'heure, nous avons consulté la boussole des compétences et nous avons dit que nous allions parler de collaboration; eh bien voilà, la collaboration à l'échelle de l'ensemble du gouvernement qui se met en place. J'apprécie vraiment ce que vous dites, Sarah, parce que ça touche au fait que nous agissons parfois comme un ministère cloisonné. Nous ne pensons pas que ça puisse se produire au-delà des barrières entre les ministères. Le fait d'avoir un organisme central qui joue un peu le rôle de catalyseur permet vraiment de tout coordonner. Merci. Je crois que c'est un exemple tangible. Si les gens se demandaient pourquoi vous appelleriez Nick, voilà la réponse.

Nous avons plusieurs questions concernant les différences entre les régions. Dans certains cas, ce genre de stratégies et d'idées fonctionne bien lorsqu'on dispose d'une population suffisante, d'une masse critique. Mais ça devient vraiment difficile quand on manque d'infrastructures et que la population est insuffisante. Qu'en pensez-vous, Nick? J'ai reformulé certaines des questions posées lors du clavardage, mais je pense qu'elles mettent en lumière les défis liés à l'immensité du territoire canadien et à la répartition de sa population. Je suis certaine que vous vous êtes déjà penché sur la question. Quand vous examinez les données et les microclimats.

Nick Xenos : Oui, absolument. Excellente question. Parfois, les solutions sont régionales. J'ai vécu dans différentes régions du pays : ici, à l'est, à l'ouest, à Vancouver, mais aussi plus au nord, à Iqaluit. Ce sont des régions très différentes, avec des solutions très différentes, si l'on peut dire, et des partenaires très différents. Et différentes raisons d'agir. Dans le Nord, il vous en coûtera un dollar de frais de transport pour consommer un dollar de carburant. Vous aurez donc une réelle motivation à réduire votre consommation de carburant et à améliorer considérablement votre rendement énergétique, alors que dans le sud, au Québec par exemple, où; l'hydroélectricité est bon marché, on se soucie peut-être moins du rendement énergétique, pour passer le plus rapidement possible à l'hydroélectricité pour le chauffage, par exemple. Il y a donc différentes mesures incitatives et différentes solutions locales selon les zones concernées. Vous pouvez également mettre l'accent sur des aspects différents. Certaines discussions sur l'économie circulaire pourraient être plus faciles à mener dans une grande ville, où; les services et autres infrastructures sont disponibles. Vous le ferez pour ces raisons, car c'est plus facile à mettre en œuvre dans une grande ville qui dispose de nombreuses ressources et de nombreuses industries capables de réutiliser le bois, l'acier ou tout autre matériau. Dans le Nord, vous le ferez peut-être parce que le transport de marchandises coûte si cher que vous voudrez optimiser l'utilisation de vos matériaux et les réutiliser, car pour vous approvisionner depuis le sud, il n'y a pas de magasin du type Canadian Tire juste à côté de chez vous. Vous voulez réutiliser tout ce que vous possédez. Il y a plusieurs façons d'envisager la question.

En matière de collaboration, je tiens également à mentionner que, dans ce contexte, bien que nos activités s'inscrivent dans le cadre des compétences du gouvernement fédéral, et donc la Stratégie pour un gouvernement vert, je préside également un groupe qui s'appelle « Acheteurs pour l'action climatique », au sein duquel nous collaborons avec les trois plus grandes villes, Montréal, Toronto et Vancouver, ainsi qu'avec les gouvernements de la Colombie-Britannique et du Québec, et nous partageons nos expériences. Si, par exemple, il nous faut une solution en Colombie-Britannique, au Québec ou à Montréal. Nous avons aussi d'autres partenaires, nous achetons des produits, eux en achètent, nous menons des projets, eux mènent des projets, et nous pouvons ensuite partager cette expertise. Nous nous rendons très vite compte que le niveau d'expertise dont nous disposons au niveau fédéral est impressionnant, ne serait-ce qu'au sein de notre communauté ici, puis nos experts techniques de RNCan en télématique et en optimisation de l'utilisation d'un parc de véhicules, ainsi que ceux du Conseil national de recherches du Canada en matière de codes de construction et du Centre de recherche en construction. L'expertise technique dont disposent des ministères tels que le MDN, qui possèdent une grande expertise technique dans la gestion de leurs opérations. SPAC a mis au point un outil permettant de prendre en compte le prix du carbone lors des décisions relatives à la construction, notamment pour déterminer dans quelle mesure un bâtiment doit être respectueux de l'environnement. Lorsqu'un ministère développe un outil, nous pouvons le mettre à la disposition de tous les ministères. Lorsque des expert·es d'un ministère sont disponibles, nous pouvons les mettre à la disposition d'autres ministères. Différents ministères ont des mandants politiques dans ces domaines, notamment les transports. Nous nous appuyons sur eux pour savoir où; va le pays, où; ils souhaitent aller, et comment l'intégrer dans nos propres politiques. Nous pouvons nous adapter aux spécificités régionales, nous aligner sur la localisation de nos partenaires et de nos expert·es. Beaucoup de possibilités intéressantes sont offertes, ainsi qu'un grand savoir-faire à exploiter.

Jocelyne Charron : Tout à fait, et je crois qu'il a été brièvement question, dans la discussion, de la collaboration avec le secteur privé. Je pense que ce gouvernement s'est montré très proactif en cherchant à nouer des liens avec l'industrie pour trouver des solutions aux défis économiques auxquels est confronté le Canada. Je suppose également que la collaboration avec le secteur privé en matière d'écologisation est sans doute un domaine dans lequel nous avons déjà une certaine maturité. J'ai l'impression. Et c'est intéressant de constater que nous collaborons également avec les provinces et les territoires sur ce sujet, ainsi qu'avec les municipalités.

Nick Xenos : Je peux vous donner un exemple. Dans le cadre de la Politique d'achats écologiques, nous avons mis en place une norme relative à l'écologisation des matériaux de construction, notamment du béton et de l'acier. Nous avons collaboré avec l'Association Canadienne du Ciment. Elle proposait des solutions plus écologiques et voulait que nous en achetions davantage, en se demandant pourquoi nous n'en achetions pas plus. Nous avons donc mis au point une norme de référence permettant de déterminer précisément l'empreinte carbone de chaque produit en béton. Nous avons donc élaboré une norme d'approvisionnement stipulant que nous souhaitions acheter du béton dont le rendement était supérieur de 10 % ou de 20 % à la moyenne, et l'entreprise a pu fournir les données permettant de le démontrer, ce qu'elle n'avait jamais fait auparavant et n'avait pas pris conscience que le responsable de l'approvisionnement en avait besoin. L'entreprise a soudainement pu produire des articles, ce qui lui a permis de vendre davantage de ciment. Nous disposons désormais d'un critère de référence très clair pour choisir un ciment plus écologique. Et aujourd'hui, l'entreprise souhaite que toutes les municipalités du pays adoptent cette norme pour l'ensemble des collectivités publiques et puissent s'aligner pour acheter du béton plus écologique. C'est un très bon exemple, et Sarah en a probablement d'autres.

Jocelyne Charron : J'aime beaucoup. Si nous en définissons une norme, nous pouvons simplement la réutiliser, et le secteur pourra alors lui aussi s'aligner sur un ensemble commun d'exigences, au lieu de devoir fabriquer toute une série de produits écologiques différents, tout en sachant que ce sera rentable et qu'il en résultera un partenariat et des avantages mutuels. C'est logique. J'aime bien. Puisque nous parlons du Canada et de l'initiative « Achetez canadien », nous avions une question à poser à Sarah : le MDN met-il en œuvre la politique « Achetez canadien »? C'est une question intéressante également. Nous allons mettre en avant le drapeau canadien, en tant que personnes fièrement canadiennes, dans le cadre de cette initiative liée à l'évolution des droits de douane et à la politique d'approvisionnement. Dans quelle mesure les considérations environnementales et liées aux changements climatiques posent-elles des défis de mise en œuvre? Je suppose qu'elles ne font qu'allonger votre liste de défis, Sarah.

Sarah Evans : (rires) Ça ne fait que s'ajouter à la liste, Jocelyne. Nous avons toujours beaucoup de défis à relever. L'approvisionnement constitue toujours un véritable défi. Nous travaillons en effet en étroite collaboration avec nos organismes contractants. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Construction de défense Canada, au sein du pôle « infrastructures et environnement » du ministère de la Défense nationale, nous disposons en fait de notre propre société d'État, qui relève du portefeuille de SPAC. Il s'agit d'un outil formidable qui nous permet de nous tourner vers l'approvisionnement innovant à un rythme accéléré. Bien avant la création de l'Agence de l'investissement pour la défense, dont l'existence a été récemment annoncée, nous disposions, dans le domaine des biens immobiliers et de l'environnement, de Construction de Défense Canada. C'est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec cette agence pour mettre en œuvre la politique « Achetez canadien », qui s'applique bien sûr également aux sociétés d'État.

Et même s'il est vrai que le volume considérable des exigences nous pose toujours des défis au sein du service de l'approvisionnement, notamment en ce qui concerne les aspects écologiques, ça ne constitue pas pour autant un défi particulier pour nous en ce qui concerne l'initiative « Achetez canadien ». Comme l'a dit Nick, en général, les produits canadiens sont souvent plus écologiques. Par ailleurs, en ce qui concerne le secteur de la construction, une grande partie de ce que nous achetons déjà, ainsi que bon nombre des entreprises avec lesquelles nous travaillons déjà, sont canadiennes. Je pense que c'est faux de croire qu'on ne peut pas concilier les deux. Est-ce un défi? Absolument. Cherchons-nous toujours des moyens d'accélérer les procédures d'approvisionnement? Tout à fait, mais je suis résolument convaincue qu'on ne peut pas ignorer les exigences écologiques pour répondre à nos besoins d'approvisionnement. Une grande partie de ce que nous faisons dans ce domaine est vraiment une situation gagnant-gagnant, comme le disait Nick. Nous achetons des produits plus écologiques. Nous achetons des produits canadiens. Nous sommes en mesure de cocher beaucoup de cases en ce qui concerne les objectifs politiques que nous nous efforçons tous ensemble d'atteindre.

Jocelyne Charron : J'aime bien. Je pense qu'à l'heure actuelle, quand on examine le marché mondial, voire la réputation du pays et sa stabilité en matière d'investissement, d'arriver à ce que les fournisseurs et les prestataires aient confiance dans le fait que le Canada leur offrira ces débouchés en matière de construction canadienne et de développement durable, pour qu'ils puissent lancer leurs propres activités de R et D, choisir de construire de manière durable au Canada et d'avoir ensuite l'assurance que le gouvernement répondra présent. Les provinces réagiront, le gouvernement fédéral réagira, ce qui vous permettra alors de consolider ces marchés et peut-être de faire un bond en avant un peu plus important. Au Canada, quand on examine ce qui se passe dans le contexte géopolitique, on constate que nos valeurs solides, la stabilité de notre pays et les politiques que nous menons contribuent à renforcer la confiance des marchés et des investisseurs. Bon, ça n'a absolument rien à voir avec cette conversation, mais pourquoi ne pas en parler, après tout? Je vais retourner vers le groupe. Je voudrais savoir.

Je vais vous demander dans le Wooclap. Je vous fais travailler encore, là. Vous m'envoyez des questions que j'apprécie, mais en même temps, une petite question de Wooclap pour vous.

[01:08:58 Texte à l'écran : « Code : ZERO26 »]

On a d'autres questions aussi. On s'en vient avec ça juste par après, mais pendant que vous répondez là, on voulait savoir un peu, maintenant que vous avez appris des avantages sur l'écologisation du gouvernement, comment pouvez-vous intégrer ça dans votre travail?

[01:09:12 Une diapositive s'affiche, portant le texte :

« Maintenant que vous en avez appris davantage sur l'écologisation du gouvernement du Canada, comment pouvez-vous l'intégrer dans votre travail? »

  1. En l'intégrant dans les considérations environnementales dans la planification financière et la budgétisation – 22 % (20)
  2. En soutenant ou en faisant respecter l'inclusion des engagements en faveur de l'écologisation dans les demandes d'approvisionnement – 39 % (35)
  3. En intégrant les risques liés au climat dans la gestion des risques et les contrôles internes – 21 % (19)
  4. En suivant et en rapportant les indicateurs de rendement environnemental – 12 % (11)
  5. En intégrant les coûts du cycle de vie pour s'assurer que les coûts d'investissement initiaux sont pris en compte – 21 % (19)
  6. Je ne suis pas encore sûr, j'ai besoin de plus de conseils – 17 % (15) ».]

Donc, on va voir au début, les gens n'étaient pas trop certains. On se questionnait à savoir, tu sais, je n'ai pas beaucoup de connaissances. Je ne sais pas trop comment l'appliquer.

Mais maintenant, on va voir si les gens se sentent plus à l'aise d'intégrer certaines de ces principes-là dans leur travail. Donc, on pourrait l'intégrer dans les considérations environnementales, dans la planification financière et la budgétisation, en soutenant ou en faisant respecter l'inclusion des engagements de l'écologisation dans les demandes d'approvisionnement. Je pense qu'au niveau de l'approvisionnement, on sait un peu quoi faire parce qu'il y a beaucoup de lignes directrices qui ont été données. En intégrant les risques liés au climat sur la gestion des risques et les contrôles internes. Je pense que ça, c'est quelque chose aussi qu'on pourrait faire d'une façon assez facile.

Même poser des questions, ça fait que tranquillement, pas vite, on va élever le niveau de conversation, peut-être aussi le niveau de confort sur le sujet. En suivant, en rapportant des indicateurs de rendement environnemental. Donc, le Greening Government Centre a beaucoup d'indicateurs en fait et ils suivent l'évolution dans le temps basé sur les indicateurs. On voit qu'on voit des progrès comme pays, comme fonction publique aussi. En intégrant les coûts du cycle de vie.

Donc, on en a parlé un peu de planifier tôt, intégrer dans le cours de vie la plume qui dure trois mois versus la plume qui dure cinq ans pour les investissements. Même si ça ne change pas la prise de décision, au moins, ça sera intégré. Ça fera partie peut-être du dialogue, du fait que vous n'êtes pas encore certain. Donc, on va regarder à l'écran ce que ça nous donne.

Beaucoup de personnes ont répondu qu'elles l'intégreraient dans le cycle de planification financière et de budgétisation. Si vous avez déjà des modèles, vous pourriez même l'intégrer dans votre lettre d'appel ou dans votre modèle. Avez-vous des considérations d'écologisation liées à cet investissement, ou à la planification? Avez-vous l'impression d'être confronté à un risque environnemental à long terme que vous ne traitez pas suffisamment et que vous devriez mettre de l'avant? C'est plutôt simple d'insérer une question ici et là dans un modèle. Ce n'est pas nécessaire de couvrir toute la gamme, mais on y arrivera éventuellement. L'inclusion des engagements en faveur de l'écologisation, et l'intégration des risques. Les risques aussi, je suis d'accord. Souvent, les cadres de gestion des risques au sein de votre ministère relèvent de la responsabilité de votre administrateur ou administratrice général·e. Ils se retrouvent souvent à votre table de gouvernance. Donc, même si vous êtes responsable de la gestion des risques, je pense que ce sont d'excellents domaines pour commencer à élargir cette réflexion au-delà de vos fonctions respectives et à la faire progresser au sein de votre organisation.

Ce que je retiens, tant pour vous, Sarah, que pour Nick, c'est que nous avons contribué à faire prendre conscience à notre auditoire des possibilités d'intégrer l'écologisation dans leur propre travail et, peut-être, d'apporter une contribution positive pour le Canada. C'est génial. Je vais nous attribuer un A+ pour notre objectif du jour. Passons maintenant à d'autres questions. Nick, je vous mets sous les projecteurs. La question demande s'il existe des pratiques exemplaires pour les petits ministères. J'ai l'impression que la réalité est très différente dans les petits ministères, non? Sarah travaille au ministère de la Défense nationale, c'est énorme. Le ministère a les moyens, une grande influence, il peut y consacrer une direction générale, mais qu'en est-il si vous êtes un tout petit ministère? Par où; commencer? Selon vous, quels seraient les domaines où; obtenir le meilleur retour sur investissement en termes d'efforts ou d'activités?

Nick Xenos : C'est une excellente question. Je pense que quand on est un petit ministère, on est aussi plus agile, on peut s'adapter rapidement et prendre des décisions sans tarder, on n'a pas besoin de procédures pour 10 000 personnes. Et vous pouvez entrer rapidement en contact avec les gens. Il y a des avantages à être une petite structure. Ça permet de mener des projets pilotes et de réaliser des initiatives intéressantes. Et ce serait très intéressant d'en entendre parler, car, bien sûr, ça vous permet d'agir plus rapidement et avec plus de flexibilité. Il faut tenir compte de plusieurs éléments. Si vous êtes un petit ministère, il y a de fortes chances que vous ne disposiez pas de biens immobiliers et que votre flotte soit plutôt petite. Il s'agit avant tout d'approvisionnement. La question est de savoir ce qu'un petit ministère achète, et quelles sont les catégories ayant les plus grandes répercussions. Qu'est-ce que vous achetez le plus souvent? Commencez par là, et dites-vous : « Bon, la majeure partie de notre approvisionnement concerne tel domaine, alors que pouvons-nous faire et quels critères pouvons-nous exiger? » Et l'IA est très performante en matière de critères pour les achats écologiques, car un travail considérable a été accompli dans de nombreuses catégories différentes de produits que nous achetons.

Ça pourrait être les voyages. C'est peut-être l'une des activités que les petits ministères pratiquent le plus souvent. Vous pourriez examiner la manière d'organiser davantage de réunions virtuelles ou, si vous devez vous déplacer, comment trouver d'autres moyens de transport? Prenez le train entre Montréal et Ottawa plutôt que l'avion, par exemple. Vous pourriez vous pencher sur les voyages, les services professionnels ou d'autres domaines, comme les fournitures, le mobilier de bureau, etc. Vous pourriez utiliser GCSurplus pour récupérer des articles d'occasion pratiquement gratuitement, plutôt que d'acheter du neuf. Il faut s'attaquer aux choses que l'on utilise le plus souvent. Il arrive aussi souvent que les petits ministères proposent davantage de programmes. Ce serait donc un domaine à examiner. Vous investissez peut-être dans des subventions et des contributions, vous pourriez examiner quels éléments vous pourriez y inclure. Vous pouvez également envisager de collaborer avec d'autres petits ministères et organismes. Nous pouvons vous mettre en relation avec plusieurs d'entre eux et vous permettre de voir ce qu'ils font. La résilience climatique est toujours un enjeu important. Que votre ministère soit grand ou petit, il peut être touché par les événements climatiques. Gardez-le à l'esprit. Comment pouvez-vous garantir la résilience de la chaîne d'approvisionnement ainsi que celle des services et des activités destinés aux Canadien·nes?

Jocelyne Charron : Je suis d'accord. J'adore l'astuce qui consiste à mettre l'accent sur les activités fréquentes. Je me souviens que lorsque j'ai annoncé que nous mettions en place certaines de ces initiatives, ma première priorité a été de comprendre où; se trouvait notre principal marché et où; nous avions des activités qui se répétaient. Si je pouvais parvenir d'une manière ou d'une autre à réorienter ces activités pour qu'elles répondent à certains objectifs socioéconomiques que nous nous étions fixés, je pourrais rapidement en constater les effets. Le fait de bien cerner vos activités et de les aligner sur cet objectif aura sans doute un impact positif, même si votre empreinte sera peut-être moins importante. J'aime vraiment cette idée.

Nick Xenos : Je pourrais aussi ajouter que ça pourrait concerner un domaine comme le textile. Peut-être que vous n'achetez que 20 uniformes pour votre petit ministère, mais vous pourriez trouver un fournisseur proposant des uniformes d'occasion ou recyclés, ou encore une solution intéressante que nous pourrions ensuite adapter à un ministère plus grand. Et comme il s'agit d'un petit ministère, vous pourriez le mettre en place rapidement à titre expérimental. Et ensuite, on peut aller voir la Garde côtière, la GRC ou le MDN et leur demander de mettre cette solution à plus grande échelle. Beaucoup de choses intéressantes peuvent en découler.

Jocelyne Charron : Oui, c'est aussi vrai. Exactement. Autre question, nous n'y avions pas pensé et c'est peut-être un mythe, mais plusieurs personnes mentionnent l'impact écologique de l'utilisation de ChatGPT, parce qu'elle sollicite énormément les ressources de TI et entraîne des coûts énergétiques et informatiques importants. Avez-vous des réflexions à partager sur l'écologisation en lien avec certaines technologies émergentes et les menaces qui pèsent sur les infrastructures dans ce contexte? C'est tout à fait nouveau comme sujet dans les conversations.

Nick Xenos : Oui, c'est une bonne question. En collaboration avec l'École, nous avons travaillé sur une analyse de l'empreinte numérique de l'IA. Vous pouvez d'ailleurs rechercher ce webinaire, nous l'avons organisé il y a quelques mois, je crois. Nous avons fait appel à un expert externe.

Quand on pense à l'IA et aux solutions numériques en général, il y a d'une part le matériel informatique, d'autre part la consommation d'énergie, et enfin la conception de nos services. Pensons d'abord au matériel : l'IA, mais aussi nos écrans et nos ordinateurs. La fabrication de tous ces équipements génère beaucoup d'émissions de carbone. Prenons l'exemple d'un grand écran : son empreinte carbone est inférieure à celle de deux écrans plus petits. Nous travaillons donc avec le service des TI et SPC pour proposer : « Pourquoi ne pas opter pour un seul grand écran plutôt que deux? » D'un point de vue opérationnel, ça fonctionne tout aussi bien, voire mieux, tout en réduisant l'empreinte carbone. Et ensuite, on peut réutiliser ces écrans. Et si le socle est conçu pour être facilement démonté ou remonté, on pourrait le réutiliser lui aussi. Une fois que le gouvernement n'en aura plus besoin, d'autres personnes pourront s'en servir. Il y a des possibilités. Comment réduire notre parc informatique? Utilisons nos ordinateurs portables pendant quatre ans au lieu de trois. Nous allons ainsi économiser des millions en tant que gouvernement. Voilà pour le matériel. Pensons ensuite à l'énergie. L'IA consomme beaucoup d'énergie. Nous devons bien dimensionner la recherche par IA, et ne pas recourir à l'IA générative si ce n'est pas nécessaire, car elle crée une nouvelle image plutôt que de rechercher parmi les données existantes. Utilisons la solution d'IA la mieux adaptée à nos besoins et utilisons-la lorsque ça s'avère pertinent. Pour l'approvisionnement, demandons à nos prestataires de nous fournir des services alimentés à 100 % par de l'électricité propre. Nous aurons ainsi la certitude que l'IA que nous utilisons fonctionne grâce à des énergies renouvelables et propres, et non à des énergies issues de combustibles fossiles.

Le troisième point consiste à concevoir correctement nos services, et nous y arrivons assez bien au sein du gouvernement. Nous concevons souvent nos sites Web et autres outils pour qu'ils nécessitent une faible bande passante, afin que les gens puissent y accéder dans les zones rurales du Canada, par exemple. Inutile d'intégrer de la vidéo partout si ce n'est pas nécessaire. Si l'on parvient simplement à rendre tout ça plus accessible et plus facile à utiliser, en privilégiant les données plutôt que les vidéos, par exemple, alors la demande en IA sera moindre, tout comme celle en centres de données et en services en nuage. C'est ce qu'on appelle la sobriété numérique. J'aime bien cette expression française. Concevez vos services de manière à ce qu'ils correspondent à ce dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs. Parfois, les solutions numériques nous permettent réellement de réduire considérablement notre empreinte. Avec un peu plus de travail sur le plan logistique et grâce à des solutions numériques, on pourrait créer une application de covoiturage. Ainsi, les gens n'auraient pas tous besoin de prendre leur voiture pour aller travailler. On pourrait mettre en place un système numérique pour effectuer les inspections. Si vous disposez de certaines solutions numériques, vous n'avez plus besoin de vous déplacer aussi souvent. L'armée de l'air utilise des simulateurs pour effectuer des heures d'entraînement au pilotage d'avions à réaction. Il faut toujours piloter ces avions, mais certaines étapes pourraient être réalisées sur simulateur. On consommerait moins de carburant. Il y a différents aspects liés au numérique et à l'IA, et différentes façons de s'y attaquer.

Jocelyne Charron : J'aime bien. Et de réfléchir à la manière dont la technologie peut réellement réduire votre empreinte actuelle, ce qui permettrait de neutraliser une partie de l'impact écologique lié à l'IA, comme vous avez mentionné. Ce sont des arguments pertinents et concrets.

Il nous reste quelques minutes. Nous avons beaucoup de questions, ce qui me fait très plaisir, car ça signifie que les gens sont intéressés. Nos commentaires éveillent leur curiosité, et ils ont ensuite l'occasion de profiter de votre incroyable expertise, ce qui est formidable. Il y a beaucoup de politiques, il y a des attentes, la Stratégie pour un gouvernement vert. Il est évident que nous nous faisons beaucoup d'efforts à l'échelle de l'ensemble du gouvernement, mais tout dépend aussi de la priorité que nous accorderons à ces questions au sein de chaque ministère. Sarah, j'étais assez curieuse de savoir, selon vous, comment l'écologisation est-elle perçue par votre direction? Les cadres du MDN, vous avez parlé du niveau 1, est-ce qu'ils et elles en sont conscient·es? Avez-vous l'impression que l'écologisation est placée au cœur de la conception et de la mise en œuvre de leurs activités? Quel est votre avis à ce sujet, sur l'adhésion de nos cadres à cette priorité gouvernementale?

Sarah Evans : En réalité, ce que je trouve le plus difficile, c'est le niveau intermédiaire. À mon retour au MDN, j'étais en fait très satisfaite. Le MDN organise régulièrement des séances d'orientation auxquelles participent les cadres qui sont nouvellement arrivé·es au MDN ou qui y reviennent après une absence. Durant ces séances, plusieurs membres de la haute direction prennent la parole, notamment nos sous-ministres, notre cheffe d'état-major de la Défense ou son adjoint. Durant une séance, chaque membre de la haute direction, à savoir les sous-ministres ou leurs équivalents militaires, a abordé les thèmes de l'environnement, de l'écologisation et du climat dans son intervention. Le ministère de la Défense nationale est tout à fait conscient de la situation, compte tenu de ses répercussions opérationnelles. Pour moi, l'essentiel, quand on cherche à sensibiliser les gens aux questions climatiques et à l'écologisation, c'est d'en parler non pas en le présentant comme un geste sympathique à faire pour l'avenir et pour nos enfants, mais en mettant en avant la réalité des répercussions sur les opérations et la réalité de nos ministères.

Pour un ministère comme celui de la Défense nationale, les effets des changements climatiques ont des répercussions considérables sur notre capacité à planifier nos opérations, certes en ce qui concerne les biens immobiliers – comme je l'ai mentionné, ce sujet me tient particulièrement à cœur –, mais aussi sur les opérations des Forces armées canadiennes. Par exemple, l'opération LENTUS, qui vise à soutenir les autorités provinciales et territoriales lors de situations d'urgence liées aux changements climatiques, montre que le nombre de fois où; les Forces armées canadiennes sont sollicitées pour intervenir dans le cadre de ces situations d'urgence liées au climat est en augmentation. De nombreuses considérations de sécurité entrent en jeu concernant l'accès au territoire, la logistique, les menaces pesant sur le personnel, la santé et les dommages matériels, tant dans le cadre de nos opérations nationales que lorsque l'on examine les opérations à l'étranger. De nombreuses questions sont liées à la géopolitique. Compte tenu de tout ce qui se passe actuellement sur la scène géopolitique, les changements climatiques augmentent la nécessité de fournir une aide étrangère en réponse aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les effets des changements climatiques sont multiples : ils modifient les schémas épidémiologiques, perturbent les flux migratoires, entraînent une pénurie de ressources et déstabilisent les gouvernements.

Et tous ces enjeux sont des défis mondiaux auxquels les Forces armées canadiennes, aux côtés de nos alliés de l'OTAN, sont appelées à répondre. C'est pourquoi, selon moi, nos dirigeant·es sont pleinement conscient·es des enjeux liés au climat, à l'écologisation et aux défis qui en découlent. Ce qui me semble être notre plus grand défi au sein de la Défense nationale, c'est en quelque sorte ce niveau intermédiaire, c'est-à-dire les personnes qui vivent ces enjeux au quotidien. Beaucoup de personnes qui ont répondu au sondage initial sur Wooclap se situent plus ou moins dans cette catégorie, moi y compris. Nous en sommes évidemment conscient·es, car nous le vivons chaque jour, et je constate que la haute direction est vraiment mobilisée, mais là où; nous rencontrons des difficultés, c'est au niveau intermédiaire. Nous essayons donc de faire en sorte que ces intermédiaires comprennent, c'est pourquoi nous mettons vraiment l'accent sur le développement communautaire, la formation au sein du ministère, l'élaboration de procédures et de directives détaillées, et le fait de parler aux gens dans leur langage, afin qu'ils comprennent pourquoi c'est important pour eux et pourquoi nous devons tous et toutes travailler ensemble pour atteindre ces objectifs.

Jocelyne Charron : J'aime votre réponse, et je pense que le contexte politique et géopolitique rend sans doute la haute direction très attentive à cette question. Nous prenons également conscience des interdépendances à l'échelle mondiale. J'ai l'impression qu'à l'heure actuelle, si nous n'en étions pas déjà convaincu·es, nous y prêtons sans doute un peu plus attention qu'auparavant. Nous sommes presque à court de temps, mais je voulais demander à Nick quelle habitude nous devrions changer dans notre quotidien pour avoir un impact. Qu'est-ce que ce serait? Une seule chose, puis nous allons conclure.

Nick Xenos : Parfait. Oui. Une seule chose : simplement de porter plus d'attention. Je trouve ça vraiment encourageant de voir combien de personnes ont participé à cette séance. Et de voir qu'elles s'informent sur les répercussions des changements climatiques sur leur travail et sur ce qu'elles peuvent faire en ce sens. Si vous êtes propriétaire d'un bien immobilier, optez pour le chauffage électrique; si vous parlez de transport, achetez un véhicule électrique ou passez à l'électrique; si vous faites des achats, réfléchissez à ce que vous achetez. Il s'agit d'apprendre, tout simplement d'apprendre. Sur la dernière diapositive de notre présentation, vous trouverez toute une série de formations proposées par l'École, en collaboration avec Environnement Canada, pour en savoir plus sur les changements climatiques, ses effets et la manière dont vous pouvez être en première ligne de l'action climatique.

Jocelyne Charron : Merci. Porter attention, faire preuve de curiosité. Nous avons accueilli beaucoup de curieux et de curieuses aujourd'hui, c'est vraiment formidable.

Donc, ceci va conclure l'événement d'aujourd'hui. Je tiens à remercier nos deux conférenciers, Sarah et Nick. Ça a été un plaisir d'échanger avec vous, et aussi à tous ceux qui ont joint l'événement. C'est un petit peu à l'extérieur de nos sujets qui touchent la fonction de contrôleur, mais en fait un sujet qui nous unit et un sujet sur lequel on peut collaborer davantage pour faire un impact positif pour les Canadiens et aussi pour la fonction publique fédérale. Donc, ça a été vraiment un événement autant enrichissant pour moi. J'espère pour vous aussi qui ont joint à la session. Vos commentaires sont importants pour nous et je vous invite à remplir le questionnaire d'évaluation que vous recevrez par courriel. Je vous assure qu'on les lit et c'est comme ça qu'on a fait des améliorations sur les séances précédentes et on espère que celle-ci a été quand même enrichissante pour vous aussi.

L'École offre d'autre d'événements, et c'est vraiment un plaisir de travailler avec leur équipe. Merci également à l'École de nous avoir accueilli·es et de nous avoir soutenu·es pour cet événement. Je vous invite à consulter leur site Web. Nick vous a également indiqué certaines ressources sur l'écologisation qui sont à votre disposition, et vous pouvez également consulter les documents de référence qui ont été partagés dans le cadre de la séance d'aujourd'hui.

Donc, un grand merci encore à vous. Je vous souhaite un bel après-midi, puis au plaisir de vous revoir lors de notre prochaine séance. Merci tout le monde.

[01:28:04 Le logo de l'EFPC, puis l'URL canada.ca/ecole s'affichent à l'écran.]

[01:28:08 Le logo du gouvernement du Canada s'affiche à l'écran.]

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