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Innover sur demande, épisode 20 : Littératie en matière de données (DDN3-P01)

Description

Dans cet épisode, Mackenzie Kitchen, analyste à l'Académie du numérique de l'EFPC, explique comment nous pouvons cartographier la littératie en matière de données au sein de la fonction publique et comment les organisations peuvent analyser leurs compétences en matière de données pour améliorer leur état de préparation et de mise en œuvre d'une culture des données.

(Consultez la transcription pour le contenu en français.)

Durée : 00:24:33
Publiée : 3 mars 2021
Type : Balado


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Innover sur demande, épisode 20 : Littératie en matière de données

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Transcription : Innover sur demande, épisode 20 : Littératie en matière de données

Todd Lyons
Je m'appelle Todd Lyons.
Natalie et Mackenzie
Je m'appelle Natalie Crandall. Et je suis Mackenzie Kitchen.
Todd Lyons
Et voici le balado « Innover sur demande ».
Natalie Crandall 000:14
Bienvenue, Mackenzie!
Mackenzie 00:15
Je vous remercie. Quel plaisir d'être ici!
Natalie Crandall 00:17
Qu'est-ce qui vous amène à faire un balado « Innover sur demande » avec nous aujourd'hui?
Mackenzie Kitchen 00:23
Eh bien, je suis actuellement plongée dans le monde des données et des compétences en matière de données au sein du gouvernement du Canada. Et l'un des projets qui m'occupent à l'heure actuelle est un cours de base sur les données, qui sera probablement terminé au moment où le balado sortira. Je travaille également à l'élaboration d'un cadre de compétences en matière de données et je collabore avec certains ministères et agences sur la manière de cartographier les compétences en matière de données et de réfléchir à la façon dont leur organisation peut passer de la situation actuelle à un état de préparation et de maturité des données.
Natalie Crandall 00:57
Lorsque vous parlez de compétences en matière de données et de leur cartographie, ce que je comprends, en particulier dans le contexte des compétences, c'est la compréhension du niveau nécessaire de compétences des employés au sein d'une organisation, d'une équipe, d'une direction générale, d'un ministère. Pour moi, c'est quelque chose de vraiment intéressant. Comment faire pour que cela prenne forme rapidement? Comment élever le niveau sur un tel sujet, très rapidement? Tout ce que l'on entend ici ou là, c'est, en quelque sorte, ce besoin pressant pour tout le monde, pour chaque secteur d'activité, que le gouvernement fédéral est impliqué, que cela concerne chaque service que nous fournissons aux Canadiens, les domaines où nous sentons que nous avons besoin de mieux comprendre nos données, de mieux utiliser nos données, de comprendre la façon dont nous devons changer et nous adapter. Comment accomplir tout cela? Ce projet qui vous occupe est très ambitieux.
Mackenzie Kitchen 01:57
Eh bien, je peux vous donner mon point de vue, et il y en a beaucoup dans l'Académie du numérique; nous y travaillons sur plusieurs fronts, soit sur les Fondations, qui s'adressent à tous les fonctionnaires, et surtout aux non-initiés. Si vous pensez à quelqu'un qui se trouve en première ligne, par rapport à quelqu'un qui ne l'est pas, le mot « données » n'a pas la même résonance. Pourquoi s'en soucier? Nous avons des données depuis que nous avons des ordinateurs, pourquoi nous en soucier maintenant? Et la réponse à cela est l'augmentation exponentielle des données, l'Internet des objets, la 5G, les attentes du public en matière de service. Il s'agit d'expliquer en quoi les Fondations sont importantes. L'Académie du numérique propose également des formations avancées, c'est-à-dire des formations ciblées sur la conception, les données des opérations de développement, l'apprentissage automatique et l'IA, qui permettent aux praticiens de vivre une expérience d'apprentissage intensive de trois mois. Puis, nous visons également la direction, en reconnaissant que c'est un aspect essentiel pour le changement que nous essayons d'insuffler. Ça, ça constitue un bloc. Ensuite, il y a les « visites », qui sont une sorte d'apprentissage en petits morceaux destiné à tous les fonctionnaires. La façon dont nous envisageons les niveaux de compétences – les données sont si nombreuses – c'est comme si vous preniez un domaine d'études comme les sciences, où vous pouvez aller dans de nombreuses directions différentes. Il y a des gens qui se spécialisent uniquement dans la visualisation de données, d'autres, dans l'apprentissage machine et l'IA – il existe différents flux. Nous prenons en considération les très nombreuses compétences qui, en tant qu'organisation, au niveau de l'entreprise, seraient requises pour la maturité des données. Et puis, vous savez, une Académie du numérique ne peut pas faire tout ce travail, c'est aux ministères et aux agences de regarder qui occupe les différents rôles concernés, de réaliser une évaluation organisationnelle pour voir quel est le niveau de compétences en matière de données. Il s'agit ensuite de passer par un exercice où on détermine la voie à suivre. L'Académie du numérique sera, espérons-le, prête à apporter son soutien dans cette partie du processus. Nous trouvons qu'il est vraiment utile de tenir compte de tout cela – les données sont si nombreuses et si vastes – et de cerner le tout à la lumière des personnages. Les personnages, ce sont les différents rôles chargés des données au sein d'une organisation. Cibler les cadres, les analystes de la politique opérationnelle et de première ligne, et les scientifiques des données, qui ont tous besoin d'un niveau de compétences différent, et qui ont également besoin de compétences différentes. Lorsque nous disposerons d'un cadre de compétences, qui compte actuellement 21 compétences – bien sûr, tout le monde n'a pas besoin de toutes ces compétences, et tout le monde n'a pas besoin d'un niveau élevé de compétences. Déterminer ces parcours d'apprentissage et les mettre en place, pour pouvoir commencer à conserver des contenus, il s'agit là de fondations extrêmement importantes, des mentalités et des raisons d'être. Nous ciblons vraiment, pour ces cours, les non-initiés. Si les personnes ne savent pas pourquoi les données sont importantes dans notre contexte actuel, ou ignorent la manière dont elles changent notre façon de travailler, alors quelle direction prendre? Quels sont le cours de niveau 200 et le cours de niveau 300 à suivre? La passerelle entre le contenu de base et le contenu avancé ou équivalent? En réfléchissant à ces aspects, et pour ces différents rôles et volets, nous essayons vraiment de tirer parti de ce qui se passe au sein du gouvernement du Canada, du mieux que nous pouvons – beaucoup de ministères et d'agences y pensent. Il y a des esprits très brillants à pied d'œuvre et des produits étonnants qui sortent. Nous espérons rassembler tous ces éléments, les organiser et les rendre accessibles, puis prendre en compte les différents personnages et les différents niveaux de compétences que nous devons créer.
Natalie Crandall 06:00
Pourriez-vous nous présenter un personnage et une compétence ou un talent spécifique à un groupe, ainsi que votre processus de réflexion? Comme vous le dites, les non-initiés, je pense que ces gens ont une très bonne compréhension des données et du numérique à un niveau de base, mais ils n'utilisent peut-être pas le terme « innover », n'est-ce pas?
Mackenzie Kitchen 06:28
Oui, la terminologie est un frein. Nous avons énormément de conversations sur le sens des mots, dans ce contexte particulier. Parmi les termes qui me viennent à l'esprit, il y a certainement « gestionnaire » ou « cadre », et je ne les utilise pas de manière interchangeable. On discute de ce que devrait être exactement ce personnage, tout cela est très fluide en ce moment. L'autre point, c'est que, quels que soient les personnages auxquels on arrive, ils ne sont pas à taille unique – c'est comme une solution à 80 %, 80 % du temps, et les ministères et agences vont devoir travailler en périphérie et élaborer leur propre solution. Mais c'est un aspect intéressant, car ils sont consommateurs de produits d'analyse de données, qu'il s'agisse de visualisations, de tableaux de bord, de rapports, ils peuvent aussi avoir un rôle d'intendance des données. Ils peuvent être, je n'aime pas ce mot, propriétaires de données, où ils sont en fait les décideurs qui autorisent l'accès à un certain ensemble de données ou qui les ouvrent. Il y a un rôle d'intendance. Ils prennent des décisions en fonction des données qu'ils reçoivent. Et puis ils peuvent aussi avoir un rôle à jouer dans la collecte de données, s'ils veulent évaluer cette contribution, et voir quel effet cela produit. Il peut y avoir une composante de gouvernance, un rôle qu'ils jouent, ils peuvent gérer des données, du personnel qui a une spécialité en matière de données. Il existe un débat autour des personnages – le personnage doit-il être un utilisateur de données et un consommateur d'analyses? Un cadre peut être les deux, mais il peut aussi être trois personnages différents. Le personnage doit-il être un cadre ou les personnages doivent-ils incarner ces autres rôles? C'est une partie du débat, ça se complique au fur et à mesure qu'on rentre dans les détails, c'est très complexe et c'est très vaste. La façon dont je vois les compétences en matière de données, c'est presque comme une matrice tridimensionnelle. C'est comme si j'avais des personnages qui me permettaient d'accéder à la matrice. J'ai les niveaux de compétences qui constituent un autre moyen, j'ai les compétences également, et il s'agit là de trouver la solution d'un point de vue organisationnel. Et puis, il y a la question de l'évaluation; comment procéder? Selon nous, la seule chose qui a du sens, c'est d'avoir dans notre environnement, des environnements syndiqués; ce n'est pas comme si nous pouvions fournir un examen normalisé à tout le monde. Nous devons demander aux gens de s'autoévaluer, ce qui a ses propres inconvénients. Trouver la solution à ce problème est un processus intéressant.
Natalie Crandall 09:10
Absolument. C'est un défi, car ce sont principalement les aptitudes et compétences axées sur l'humain que nous devons promouvoir. Il existe une certaine dichotomie dans l'utilisation constante de ces mots relatifs aux données, au numérique et à l'innovation. Ce que nous disons en fait, c'est : asseyons-nous et discutons. Ayons un débat. Qu'en pense la personne qui doit utiliser cela? C'est une façon de penser différente. Vous travaillez à l'Académie du numérique, et je le sais, en étant dans la même direction générale que le RC, notre façon de travailler a d'énormes répercussions sur ce que nous pouvons accomplir dans cet espace.
Mackenzie Kitchen 09:58
Je pense que comme pour tout problème complexe, il ne s'agira pas d'une approche linéaire. Je suis actuellement en train d'élaborer Découvrir les données, le cours de base sur les données destiné à tous les fonctionnaires. Nous utilisons une méthodologie agile, nous travaillons en sprints, nous avons de nombreux partenaires, nous avons beaucoup de personnes qui viennent de la communauté du gouvernement fédéral. Nous avons également un gouvernement municipal, un gouvernement provincial, et nous avons aussi un intervenant, le gouvernement britannique. De nombreuses voix se sont ajoutées pour gérer ces différents partenaires de différentes manières, en concevant le contenu, en obtenant une rétroaction, en menant des projets pilotes, etc. Nous essayons de travailler rapidement, de construire un prototype et de le sortir. Vous savez, c'est l'une des leçons que nous avons apprises de nos normes numériques – créer un prototype, créer une maquette fonctionnelle, sortir le produit, obtenir une rétroaction. En fait, nous allons livrer un prototype cet après-midi (Conférence sur les données 2020 du gouvernement du Canada). Il s'agit donc d'obtenir une rétroaction de cette communauté, en reconnaissant que c'est une communauté d'experts en la matière. Nous travaillons à l'aide de logiciels collaboratifs – nous créons l'intégralité du cours avec Trello, et tout est sur Slack.
Natalie Crandall 11:12
C'est tout de même étonnant que vous puissiez venir à la Conférence sur les données et que vous ayez un groupe d'experts en la matière pour alimenter votre cours Découvrir les données. Mackenzie Kitchen 11:21 C'est la base de tout. Nous ne pouvons pas tout faire seuls. Si nous fonctionnions à l'ancienne, nous créerions le produit dans un isolement total jusqu'à ce qu'il soit parfait, nous mettrions un joli ruban dessus, puis nous l'offririons à la communauté. Mais ça ne marche pas, ça. Nous le savons tous maintenant. Par exemple, StatCan est l'un de nos principaux partenaires, nous collaborons avec la Défense également. Il y a des partenaires qui ont beaucoup réfléchi, qui ont une grande expertise et qui peuvent apporter leur contribution. Essayer d'avoir cette expertise et ne pas en tirer parti n'aurait aucun sens. Nous avons aussi les enseignants associés de l'École de la fonction publique du Canada, nous allons les mettre à contribution.
Natalie Crandall 11:59
Très intéressant. Personnellement, je suis toujours fascinée par tout ce qui nous amène à parler de la production de données sur ce que je considère comme mon sujet préféré et qui est au cœur de la fonction publique fédérale, c'est-à-dire nos ressources humaines. Comme vous qui travaillez dans le domaine des compétences numériques, je me suis intéressée à la préparation d'un inventaire des aptitudes des employés. Et je suis vraiment enthousiaste, car j'ai l'impression que nous commençons à comprendre notre effectif, ses compétences et la façon dont nous pouvons les faire évoluer, les perfectionner, ainsi que la manière d'y parvenir. Pour moi, c'est comme cette première couche de données que nous devons accepter, recueillir, apprendre à utiliser et dont nous apprenons à extraire le sens. Tout ça pour pouvoir faire tout ce que nous devons accomplir au sein du gouvernement.
Mackenzie Kitchen 12:55
Oui, Ian Shugart a dit : « Nous sommes à la traîne, je ne peux pas le prouver et je ne peux pas vous dire à quel point nous le sommes, mais je pense que nous sommes à la traîne. » Je pense qu'en ce qui concerne l'utilisation de nos données sur les RH, c'est là que, à mon avis, nous avons un retard flagrant. Quand je me renseigne sur ce que font les autres entreprises, Google et Apple, et sur la façon dont elles gèrent leurs données sur les ressources humaines... C'est incroyable ce qu'il est possible de faire, si nous pouvons avoir une sorte de base de données qui nous permet de gérer nos ressources humaines. Et étant donné que nous sommes, quel que soit le chiffre... 250 000 [employés du gouvernement fédéral], nous pourrions exploiter nos talents, les faire circuler plus efficacement, créer de meilleures voies pour que les gens puissent progresser dans leur carrière. Je me souviens de l'époque où l'Académie du numérique a été créée; je m'étais dit qu'on exauçait enfin mes prières de coordonnatrice de l'apprentissage à Vancouver et que j'allais pouvoir fournir une partie de ce contenu aux gens. Il ne m'est jamais venu à l'esprit que je pourrais un jour y travailler. Maintenant, je travaille pour l'Académie du numérique depuis chez moi. Cela ouvre également cette nouvelle façon de travailler : nous pouvons avoir des équipes virtuelles, nous pouvons faire travailler les bons talents, peu importe où ils se trouvent dans le pays, il y a beaucoup de possibilités qui sont vraiment passionnantes pour moi, c'est-à-dire qu'en fait, je ne travaille pas dans ce domaine, mais je garde un œil dessus, car je suis fascinée par les possibilités en la matière.
Natalie Crandall 14:25
Je le vois comme un moyen de permettre tout le reste, tout ce que nous essayons vraiment de faire, vous savez.
Mackenzie Kitchen 14:31
Tout, et même si l'on parle de la science des données, où nous pourrions gérer notre bassin de spécialistes en science des données, nous pourrions gérer notre personnel de données, qui est difficile à recruter, difficile à retenir. On ne peut pas rivaliser avec les salaires du secteur privé, etc.
Natalie Crandall 14:48
Je pense que la partie de l'équation qui change aussi la donne, c'est que nous commençons à avoir des emplois vraiment précieux, intéressants et à fort impact dans ces domaines au sein du gouvernement fédéral et je pense que cela va beaucoup contribuer à attirer et à retenir certains de ces talents.
Mackenzie Kitchen 15:07
Tout à fait d'accord. Ça ressemble au nouveau discours, n'est-ce pas? On ne peut pas vous donner l'argent et on ne peut pas vous donner, par exemple, une garderie sur place, des gymnases et des massages, mais vous avez la possibilité de faire vraiment la différence.
Natalie Crandall 15:19
Vous pourriez changer la qualité de vie des Canadiennes et des Canadiens. C'est incroyable et c'est franchement la raison pour laquelle nous allons tous travailler tous les jours.
Mackenzie Kitchen 15:28
C'est la raison pour laquelle je vais travailler.
Natalie Crandall 15:31
Est-ce la première fois que vous travaillez à l'Académie du numérique dans ce genre d'environnement, où vous avez la possibilité de télétravailler, où vous êtes dans une équipe entièrement virtuelle et répartie? Il se trouve que je sais que notre SMA est un grand partisan des hiérarchies aplaties et du fait de donner aux employés la plus grande autonomie possible.
Mackenzie Kitchen 15:54
C'est mon parcours personnel avec la transformation, et le passage au numérique est quelque chose dont je parle quand je fais une présentation, comme professeure associée pour Découvrez le numérique, par exemple. Et l'année dernière, je suis passée d'une structure incroyablement hiérarchique, vous savez, avec chaque niveau de classification, où cela devait passer par votre patron, puis par le patron de votre patron, et il fallait tellement de temps pour faire quoi que ce soit. Les systèmes ont été développés pour une raison, et je le comprends, mais je suis passée de ça à un travail entièrement virtuel à domicile, une organisation aplatie, je n'ai plus besoin de demander, je ne pense pas avoir demandé la permission d'être ici aujourd'hui, vous savez, c'est assez extraordinaire. Je ne suis pas sûre de pouvoir mettre des mots sur l'effet que ça fait en profondeur; c'est incroyablement compliqué, mais aussi tellement libérateur, c'est comme si j'étais extrêmement impliquée. Et j'étais un peu déconnectée avant, car il était vraiment, vraiment difficile d'insuffler un quelconque changement. Maintenant, si j'ai une idée, je dois la présenter, bien sûr. Ce n'est pas comme si je pouvais y aller et faire ce que je veux. Mais si je la présente, et que je peux obtenir ce soutien, je peux y aller et la concrétiser. C'est extraordinaire. C'est une façon extraordinaire de travailler. Je reconnais que ce n'est pas adapté à tous... je viens d'un milieu opérationnel. Il est évident que tous les environnements ne se prêtent pas à ce travail. Mais je pense qu'il y a beaucoup d'environnements pour lesquels cela fonctionnerait, vous comprenez? J'ai vraiment à cœur d'en parler et de voir comment cette façon de travailler peut profiter à d'autres.
Natalie Crandall 17:34
J'ai découvert que, comme vous, cela a eu un impact profond sur ma compréhension de ce que sont un parcours et une transformation numériques. Et cela m'a vraiment ramenée à mon objectif de gestion du changement de dire, en fait, c'est vrai. Je veux dire qu'il y a l'aspect technique d'une transformation numérique, mais l'autre aspect est à 100 % celui de la gestion du changement. C'est là qu'on se rend compte, vous savez, qu'il y a tout le concept de changement organisationnel. Il n'y a pas de point précis pour qu'une organisation change; une organisation n'est pas un être sensible. Mais chaque individu au sein de cette organisation a cette capacité de changer. Et puis, il y a une masse critique où, vous savez, on a l'impression d'un changement organisationnel, d'un changement de culture, quand suffisamment de gens ont accepté ce changement.
Mackenzie Kitchen 18:25
C'est là que ça commence à devenir la nouvelle façon de faire les choses, juste la façon dont nous faisons les choses. C'est intéressant. J'essaie donc de parler de mon parcours personnel, dans le contexte de ce changement plus vaste qui doit se produire.
Natalie Crandall 18:36
C'est une expérience puissante. Et, vous l'avez dit, c'est un peu terrifiant, parce qu'il y a des moments où, vous savez, quand vous avez une hiérarchie aplatie, et quand vous avez tant d'autonomie pour diriger les choses que vous faites, vous avez aussi une énorme quantité de responsabilités et de comptes à rendre. Parce que, vous savez, tout d'un coup, vous vous rendez compte que, oh, dans cet environnement hiérarchique, si ça se passe vraiment mal, eh bien, votre patron va devoir encaisser les coups pour avoir autorisé cela. J'ai l'impression qu'il y a maintenant un tout autre ensemble de sortants, que nous n'avions jamais eus auparavant. Comment faire pour inciter d'autres ministères à s'associer avec vous et à faire des choses dans ce genre d'environnement? J'ai trouvé ça très stimulant.
Mackenzie Kitchen 19:28
C'est vraiment revigorant. Tout d'un coup, c'est comme s'il y avait la première partie de ma carrière et puis c'était presque comme une ligne de démarcation quand j'ai commencé à travailler pour le Bureau principal des données d'EDSC. C'est là que je suis passée au tout virtuel et que j'ai vraiment commencé à travailler de manière agile. Et maintenant, et j'espère que ce sera le cas pour le reste de ma carrière, j'ai vraiment un sentiment de liberté et d'autonomie plus grand et l'espace pour essayer des choses. Et c'est un autre point; passer du temps à réfléchir à la manière dont nous pouvons contribuer à faire avancer ce changement est un élément clé. Quel est mon rôle dans tout cela? C'est un petit rôle. C'est une organisation immense. Quel est mon petit rôle? Comment puis-je être la plus efficace, et ces idées viennent en quelque sorte discrètement, et ensuite, j'ai la possibilité de les essayer réellement. Et si cela ne fonctionne pas, je peux rectifier le tir. Une des parties les plus profondes de ce parcours pour moi a été de pouvoir me tenir devant des gens et dire : c'est un prototype, c'est l'armature, c'est l'intérieur de mon esprit sur un morceau de papier et maintenant ici, prenez-le et je veux que vous le mettiez en pièces, je veux que vous l'amélioriez. Parce qu'en fin de compte, j'ai besoin que le produit final soit mieux que ce qu'il était à l'intérieur de mon esprit. Je suis une personne, j'ai besoin de points de vue divers, j'ai besoin que cela fonctionne pour les gens pour qui je le conçois. Dans mon cas, c'est de la formation, mais peu importe. La première fois que je l'ai fait, que je me suis tenue devant des gens dans une pièce, j'ai enlevé toutes les jolies photos, toutes les fioritures et ce que je leur ai présenté était si sommaire et si brut... et je ne savais même pas si je pouvais faire ça. Je veux que mon travail soit joli, je veux qu'il y ait une finition, je veux qu'il soit professionnel; c'est ce qu'on m'a appris tout au long de ma carrière, non? Et le mettre devant eux et leur dire : d'accord, maintenant, dorlotez-le. C'est une façon de travailler très différente, qui me fait me sentir très vulnérable. Mais c'est aussi tellement libérateur. Imaginons quelque chose de génial et faisons-le ensemble. J'adore ça.
Natalie Crandall 21:43
C'est incroyable. Ma ligne de démarcation à moi, c'est quand je suis devenue une agente libre. Mais je trouve toujours fascinant que ça se soit fait du jour au lendemain, n'est-ce pas? Quelqu'un m'a dit : « Maintenant, tu es autonome. » Alors, je l'ai pris au mot. Avec le recul, ce qui me chagrine en ce moment, c'est que je veux décortiquer toutes ces années où j'ai eu la sensation de ne pas avoir d'autonomie alors qu'en fait, il fallait la prendre.
Mackenzie Kitchen 22:10
Je pense qu'il faut la prendre s'il y a quelqu'un pour vous couvrir et vous soutenir.
Natalie Crandall 22:14
C'est toujours vrai. Oui.
Mackenzie Kitchen 22:16
Je sais qu'il y a des gens qui essaient de dépasser les limites et que cela ne se fait pas, car il n'y a personne pour les couvrir et les soutenir.
Natalie Crandall 22:24
Et le système peut être assez étouffant. Il peut être vraiment étouffant.
Mackenzie Kitchen 22:29
Je pense que pour moi, la leçon à tirer avec le recul, c'est : trouvez quelqu'un pour vous couvrir, où qu'il soit. Et il s'agit plutôt, pour moi, de faire le pas. Je m'en rends compte, c'est plutôt les gens, l'important. Trouvez une équipe incroyable qui vous donnera cette autonomie, développez cette façon de travailler, et alors les projets passionnants pourront commencer à venir. C'est comme ça que ça a marché pour moi, je ne sais pas si ça marche pour les autres. Il y a un mélange dans la fonction publique. Il y a des gens qui sont encore très, très investis dans la manière hiérarchique de faire les choses et qui ne sortent pas de ce cadre.
Natalie Crandall 23:09
Eh bien, comme le reste du monde. Il faut de tout pour faire un monde.
Mackenzie Kitchen 23:15
C'est sûr. Ce que je dis, je le dis sans aucun préjugé négatif, car je viens d'un environnement opérationnel. Il n'y a pas beaucoup de place pour ces conversations et quand je vais en parler aux employés opérationnels, ils me disent : OK, il y a tout ça, ce sont un peu des promesses en l'air, comme si vous ne compreniez pas vraiment notre réalité. Nous essayons donc de prendre ça, et j'en suis reconnaissante, je pense qu'une partie de ce que j'apporte, c'est un point de vue régional et opérationnel, et je veux concevoir pour ces gens qui n'auront pas forcément la chance de s'éloigner du comptoir une journée pour venir participer à ce genre de discussions que nous avons la chance d'avoir.
Natalie Crandall 24:02
Merci beaucoup.
Todd Lyons
Vous avez écouté Innovation sur demande, présenté par l'École de la fonction publique du Canada.
Je m'appelle Todd Lyons, je suis le producteur de cette série. Merci de votre attention.
Transcribed by https://otter.ai
Crédits

Todd Lyons
Producteur
École de la fonction publique du Canada

Natalie Crandall
Chargée de projet, Renseignements d'affaires sur les ressources humaines
École de la fonction publique du Canada

Mackenzie Kitchen
Analyste, Académie du numérique
École de la fonction publique du Canada

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